Hier, 09:42 AM
Merci Antonin ! Un vinyle de plus dans ma petite collection !
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Jazz : les coups de coeur de la semaine
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Avec plaisir ! Je recommande également son précédent album live, enregistré dans les mêmes conditions avec les mêmes musiciens, qui est tout aussi magique :
https://www.discogs.com/master/3660132-J...ut-Of-Easy Et voici un article paru dans Libé à l’occasion de la sortie de Happy Today : Avec «Happy Today», Jeff Parker en chef de cordes A l'occasion de la sortie du troisième opus de son groupe ETA IVtet, le guitariste, sideman devenu meneur, revient sur un parcours fait de collectif, d'improvisation et de recherche constante du son comme espace de liberté. Plein soleil à Los Angeles, où Jeff Parker nous parle depuis chez lui, via Zoom. En salopette et un bob sur la tête, le bonhomme affiche une mine fringante, malgré les jours sombres qu'il a traversés récemment. «L'an dernier, nous avons dû déménager à cause des grands feux de Los Angeles. Il a fallu nous débrouiller pendant huit mois. C'était une période de détresse avec en même temps le retour de Donald Trump, qui nous a rendu la vie infernale à tous, ou presque.» Voilà pourquoi, comme pour conjurer le sort, il a choisi Happy Today pour titre de son nouveau disque enregistré en live. «Ce concert a été un vrai moment de joie, comme une renaissance. Le public était de retour, lui aussi heureux.» Jeff Parker y retrouve le ETA IVtet, un groupe de fidèles composé du batteur Jay Bellerose, de la bassiste Anna Butterss et du saxophoniste Josh Johnson. Dix ans déjà qu'ils se sont associés pour une résidence hebdomadaire initiée par Jeff Parker à l'ETA, un bar qui a fermé ses portes en 2023. Tous les lundis soir, comme indiqué dans leur initial Mondays at the Enfield Tennis Academy, ils y ont parcouru un bon nombre de classiques, plutôt des standards jazz, devant un parterre de plus en plus nombreux. «Après pas mal de temps, on a commencé à lâcher la bride et jouer une musique totalement improvisée.» Pour preuves, les deux thèmes qui s'étirent chacun sur une face de leur nouvel album où, à partir d'un court motif répété en boucle à la guitare, ils tissent une trame de plus en plus complexe et tracent des perspectives infinies. Dans ce laboratoire propice à toutes les expérimentations, nul n'a le premier rôle, tous jouent à se faire plaisir, avec le désir de se surprendre et de suspendre le temps. Tant et si bien que ce rendez-vous au départ entre amis est devenu un passage obligé de la Cité des anges, sans qu'ils ne cèdent aux sirènes des clichés. Ce que confirmait l'explicite titre de leur deuxième disque: The Way Out of Easy. Concert après concert, ils ont pris le soin d'affiner un son, élaboré sur une entente renouvelée. «Plaisir plus intellectuel» Tout n'était pas joué d'avance pour celui qui est né le 4 avril 1967 à l'autre bout des Etats-Unis. Sept ans plus tard, la famille déménage du Connecticut pour s'installer à Hampton, en Virginie. Ses parents, tous deux professeurs dont un père grand pourvoyeur de disques soul, funk et jazz, vont le pousser à se mettre sur le tabouret du piano. Pas vraiment sa passion. «C'est grâce à ma sœur aînée, qui prenait des leçons de guitare, que je m'y suis mis aussi. La guitare était l'instrument qui me semblait plus naturel, notamment en termes de son.» Et voilà comment à 8 ans il a posé les doigts sur le manche, qu'il ne lâchera plus, sauf quand il lui faut passer par l'église, où il chante au sein du chœur. «Le gospel reste la matrice de beaucoup de musiciens aux Etats-Unis. Encore plus aujourd'hui quand on sait que l'enseignement de la musique dans les écoles publiques a été largement réduit, surtout pour les plus jeunes.» C'est d'ailleurs dès le collège, et puis au lycée, qu'il a pu former un groupe de jazz avant d'envisager un avenir plus loin, faute de prof qui le comble dans ses recherches comme il analyse a posteriori. Direction Boston, attiré par le prestige du Berklee College of Music où il est admis. «J'étais impressionné par certains musiciens qui y étaient passés : Quincy Jones, John Scofield... Pour moi c'était le lieu où je pourrais apprendre le jazz. Ce que je voulais vraiment faire depuis tout jeune. Cette musique m'a toujours parlé, pour le rythme et surtout le mystère qu'elle contient. En grandissant, j'ai pu aussi en apprécier le plaisir plus intellectuel, j'avais un son en tête que cette musique me permettait de toucher.» A Boston, il apprendra les fondamentaux, «la théorie musicale comme la construction harmonique, des outils pour devenir professionnel sur l'instrument tout en sachant que cet enseignement restait très académique». A l'orée des années 90, le voilà fin prêt pour aller plus avant dans le centre névralgique de la musique noire américaine, Chicago. «Il s'agissait avant tout d'être libres» Les gammes, c'est bien joli, mais rien de tel que d'aller frotter ses cordes aux aînés, histoire d'entendre une autre version du bon vieux jazz. Sur les bords du lac Michigan, Jeff Parker va bientôt rejoindre l'Association for the Advancement of Creative Music (AACM), organisation phare qui promeut depuis des décennies une ouverture radicale. Dès lors certains cadors deviendront les mentors de celui qui passe pro. «Et pas forcément que dans le jazz, mais dans de multiples directions.» Il se fait la main auprès de nombreux musiciens, à l'image du saxophoniste Rob Mazurek, avec lequel il cofonde deux combos : Chicago Underground et Isotope 217. Sideman se multipliant sur de nombreux fronts, avec le tutélaire batteur Hamid Drake comme la visionnaire compositrice Matana Roberts, il commence à s'illustrer sous son seul nom avec Like-Coping en 2003 sur l'historique label Delmark. Du jazz, il est toujours question, entre autres choses. Lui préfère parler de musique, «tout simplement», et d'ajouter: «Ces expériences m'ont permis de pouvoir m'exprimer par moi-même tout en faisant communauté avec d'autres musiciens.» Parmi ceux-ci, Tortoise va lui permettre de connaître un tout nouvel écho, au-delà des seuls Etats-Unis, sous la bannière dudit post-rock ? «Nous n'avons jamais été très à l'aise avec ce terme qui nous a posé beaucoup de problèmes. Il y a bien des sous-entendus dans ce mot, notamment que le rock se réduit à des poncifs. Ça n'a jamais été notre manière d'envisager la musique : pour nous il s'agissait avant tout d'être libres. Il faut savoir que si j'ai rejoint Tortoise, c'est parce qu'ils étaient fans d'AACM et qu'ils m'avaient vu jouer avec des membres de cette organisation.» Toujours est-il que Jeff Parker propulse le groupe dans une autre dimension, avec l'album TNT qui fait l'effet d'une bombe. De ces vingt-trois années passées à creuser son sillon à Chicago, le guitariste va garder un placement in & out. «Quand j'ai déménagé à Los Angeles, en 2013, pour développer ma carrière sous mon nom, je suis parti avec le son de Chicago. La question du son a toujours été au cœur de mes préoccupations. Plus jeune, quand j'étais DJ, j'ai pu mesurer combien des enregistrements pouvaient sonner différemment en fonction des lieux. Un musicien a la capacité d'occuper et redéfinir l'espace en fonction de la qualité de son son. C'est quelque chose d'essentiel dans ma démarche.» Frottées, pincées, caressées L'outsider est devenu leader avec le temps et c'est encore ce que confirme dès 2016 The New Breed, un titre qui renvoie aux hybridations qu'il y pratique avec Josh Johnson, son désormais alter ego. Piano électrique, mellotron et sampler font partie de sa palette sonore, tout comme quatre ans plus tard pour Suite for Max Brown, un disque dédié à sa mère, dont le portrait orne la pochette. En bon arrangeur, le guitariste y ajoute toujours plus de couches sans alourdir le propos. Une longue boucle élaborée à partir d'un sample d'Otis Redding y cohabite avec un quintette de jazz, boosté par le jeu tout en percussions de Jay Bellerose. Et sa fille, Ruby, chante d'emblée: «Tout le monde agit comme s'il avait un endroit où aller /Construis un nid et regarde le monde défiler lentement.» «On perçoit clairement toute la richesse de la musique noire dans le jeu de Jeff. Il s'inscrit dans une continuité de musiciens remontant à l'Antiquité. Les structures ici présentes remettent en question nos idées préconçues sur l'arrière-plan et le premier plan. Toutes les couches sont primordiales», résume le bassiste et vieil ami Matthew Lux à propos de Forfolks. Sur ce solo, rite de passage obligé, le guitariste s'amuse avec les cordes, frottées, pincées, caressées, sans se la jouer virtuose, à l'image de sa version du seul standard qu'il emprunte, Ugly Beauty: le titre fait sens, tout comme son auteur, Monk, un homme hors norme. Si cet album fut gravé à l'été 2021 en Californie, c'est néanmoins encore à Chicago que le guitariste en a eu l'idée. «Meshell Nageocello m'avait demandé d'assurer seul sa première partie pour trois soirs. C'était inédit... C'était parfait pour débuter!»
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Digital Technics SL G700 Amplification Rogue Audio RH5 et Moon 330A Enceintes Harbeth C7ES-3 XD Casques HifiMan HE1000v2 et Grado SR 325x |
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