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05-28-2025, 11:13 AM
(Modification du message : 05-28-2025, 01:45 PM par Steph44200.
Raison de la modification: Mise en page
)
D'abord, l'écoute avec les Aelius était déjà qualitative. Nicoben pourra donner son appréciation personnelle, mais je suis loin de dire que cela ne marchait pas.
Et puis on sait que le "mariage" des éléments d'une chaine hifi peut être favorable, réussi, ou pas.
Le passage d'enceinte à 80 db de rendement comme les Leedh, ou 93 comme les Giya 1, à 109 db/w/m comme les Anima fait travailler l'ampli dans des conditions très différentes, en watts pour les premières, en milliwatts pour les Anima.
Mille fois moins, c'est critique car un ampli de puissance à transistor va travailler essentiellement dans le zone critique de recoupement des polarités positives et négatives, alors qu'un monotriode va travailler juste au milieu de sa zone de travail idéale, sans inversion de polarité.
Évidemment, la qualité du transfo de sortie va faire une grosse différence.
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05-28-2025, 11:29 AM
(Modification du message : 05-28-2025, 11:25 PM par Nicoben.
Raison de la modification: Mise en page
)
Merci Philippe pour ce retour et surtout pour avoir déplacé les blocs mono 300b full Western Electric.
Je n’avais pas encore essayé du tube sur les Anima c’était l’occasion, et je sais pertinemment qu’essayer une paire d’enceintes sur une seule amplification, aussi intéressante soit elle, est une erreur à ne pas faire, impossible d’avoir une vue exhaustive des choses sans multiplier les croisements matériels, combinaisons.
J’ai du coup ressorti mon petit ampli BEZ T1A-34 sans prétentions pour commencer à compléter le tableau, petit single End d’EL34 équipé de tubes d’entrée NOS russes équivalents 6J1 qualitatifs et mes EL34 Valvo.
Potar a fond il est piloté par le MSB sur transfos désymétriseurs Totaldac.
Bien sûr il donne là son maximum et montre que les Anima ont cette qualité de consommer très peu de jus en sachant jouer assez clair y compris avec cette petite amplification, même si c’est elle qui fixe la limite de transparence par bande passante des transfos, qualités des condos de liaison et cablages….
J’aurais tendance à être un peu plus critique que Philippe au fil des essais et comparaisons que je fais sur mes enceintes, fonction aussi de ce que j’ai pu entendre d’autre dans cette pièce, tout en restant prudent tant que les mises en oeuvre ne sont pas assez exhaustives coté nombre d’amplis testés, certains cablages…
Je dirais simplement que de nombreuses qualités ressenties sont avant tout liées à l’aspect acoustique du lieu, c’est pour moi une constante même avec un ampli BEZ à 350€ ou un Marantz MCR510 à 140€ d’occasion (n’en déplaise à certains mettant le matériel avant la pièce).
L’incarnation et image entre les enceintes, où tout se place avec exactitude en largeur par exemple, avec des applaudissements qui restent toujours limpides, lisibles… bref tout cela n’a pas besoin de dizaines de milliers d’euros dans l’amplification et les enceintes pour apparaître, même si je partage que la source MSB permet d’augmenter ces qualités à un niveau suffisant pour discriminer la capacité des enceintes à fournir l’analyse, la richesse requise.
Je peux ainsi dire, sans trop me tromper, que les Anima ne sont pas les enceintes les plus résolutives et riches au niveau tonal que j’ai entendu ici, ni en capacité à imager en profondeur.
Les Avantgarde Uno XD allaient plus loin en particulier dans le medium, expressivité, lisibilité des informations d’arrière plan, détails de la voix qui chantonne derrière un piano pour EST par exemple, mais pas forcément avec la même justesse sur un quatuor à corde ou un simple violoncelle, en particulier dans l’aigu.
Mais on pourra trouver les Anima trop sages et pas assez résolues en comparaison, ou à l’inverse trouver que les Avantgarde en font trop avec un aigu perfectible.
La limites d’association des Anima semble se situer sur deux aspects, la capacité de l’ampli à garder de la densité, liberté de mouvement pour le bas medium grave, et l’équilibre tonal coté medium pour ne pas donner un coté un peu sûr analysé et propre qui donne un petit coté « fostex large bande » à l’écoute, je dirais un poil montant dans le haut medium.
Et les Aelius arrivent à trop pousser dans le tuyau, presque trop maitriser le bas medium grave, tout en donnant un peu trop d’énergie en haut medium.
Résultat, on sent bien qu’elles ont été conçues avec de petites puissance à tube, entre 3 et 25 watts single End probablement, permettant de moins pousser dans le tuyau avec plus de retenue, de sensibilité, de chaleur et de densité.
Là où un single End sortira plus bouché sur du rendement moyen, ici la facilité d’alimentation et le rendement de 109db permettent de pleinement profiter de quelques watts simples.
Moins de gain aussi sur l’amplification avec les SE à tube, ça aide! Je ne l’explique pas autrement d’autant plus que l’on est à iso cables sur ces essais.
L’on obtient pas l’écoute la plus résolutive donc, mais on a une jolie prestation naturelle, plutôt facile à vivre, avec cette expressivité des pavillons qui cueille à bas volume, sans chercher à aller loin dans le fouillé telle une avant garde.
Un autre compromis! Probablement la proposition la plus agréable que j’ai eu pour utiliser de toutes petites amplifications sans prétentions, et la philosophie est là je pense, pas ailleurs, même si en salons elles ont souvent été associées aux blocs Trafomatic Elysium pour aller le plus loin possible…. Si on me les offre sous le sapin à noël je les prendrai
A noter comme l’a bien dit Philippe, que le bruit de fond des électroniques devient assez critiques avec de telles enceintes dans un environnement silencieux, les blocs 300b n’étaient pas optimaux de ce coté en l’état même si j’ai bien apprécié leurs qualités musicales indéniables ainsi tubés.
Toujours compliqué le silence des amplis à tube, le petit BEZ par exemple est aussi silencieux que les Aelius, quasi rien même l’oreille dans les pavillons potar à fond!
Tu seras le bienvenu Philippe lors d’une prochaine itération de mes aventures audiophilesques un peu barrées
Cordialement, Nico.
La hifi est femme. Imparfaite par nature, on la choisit pour ce qu'elle a, pas pour ce qu'elle dit avoir. Mais si on voit ses défauts avant ses qualités, on est pas fait pour en avoir une, mieux vaut se soulager sous la douche, en écoutant la radio.
Ventes à venir ou en cours (MP si intéressé pour en discuter): Leedh E2 Glass + caisson 20.1.
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05-28-2025, 12:11 PM
(Modification du message : 05-28-2025, 01:46 PM par Steph44200.
Raison de la modification: Mise en page
)
Très intéressant ces essais ! Merci pour les CR .
Je rejoins Nico sur l’importance de la pièce. C’est elle qui détermine beaucoup de ce qu’on entend ou pas, et qui définit la limite supérieure de la qualité de ce qu’on peut obtenir du matériel.
Et on est effectivement surpris de ce qu’on peut entendre avec du matériel modeste dans une excellente pièce comme celle de Nico.
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La salle est évidemment importante et contribue au résultat. L'absence de réflexions anarchiques sur les cotés doit favoriser la précision de l'image notamment, et le respect des timbres.
Nicoben me dit que Julien a cherché longtemps la place idéale des caissons d'extrême grave pour limiter les modes. Certes, le parallélisme des murs avant et arrière, malgré la présence d'un bass trap au dessus de l'escalier, n'empêche pas un certain niveau d'établissement de modes. Ce qui est compréhensible. J'aurais compris la mise en place de bass trap à membrane sur tout le mur opposé aux enceintes, mais si les mesures étaient satisfaisantes sans, ok, mais le décalage avant arrière voulu entre les deux caissons fait comprendre que la question reste bien posée.
Il est certain que les Anima ne descendent pas suffisamment dans l'extrême grave pour que cela ne soit pas ressenti, et que l'adjonction de caissons de grave soit souhaitable. Les caissons installés assurent bien jusqu'aux tréfonds du grave, pas de doute. Est-ce que la liaison entre caisson et Anima est totalement optimisée, on se pose la question.
Dans le cadre des essais dont Nicoben a la recette, je lui proposerais bien l'essai des J28 sur les deux caissons installés. Cela pourrait être intéressant, avant qu'elles ne soient installés définitivement dans leur lieu de destination.
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05-29-2025, 04:01 PM
(Modification du message : 05-29-2025, 04:02 PM par bbill.)
(05-28-2025, 11:29 AM)Nicoben a écrit : L’on obtient pas l’écoute la plus résolutive donc, mais on a une jolie prestation naturelle, plutôt facile à vivre, avec cette expressivité des pavillons qui cueille à bas volume, sans chercher à aller loin dans le fouillé telle une avant garde.
Un autre compromis! Probablement la proposition la plus agréable que j’ai eu pour utiliser de toutes petites amplifications sans prétentions, et la philosophie est là je pense, pas ailleurs, même si en salons elles ont souvent été associées aux blocs
tu es sans doute le meilleur "aventurier-audiophile" du forum,
et puis, tu nous fais partager chaque étape, bravo la performance !
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06-12-2025, 09:30 PM
(Modification du message : 06-17-2025, 06:08 PM par jalucine.)
Popote orléanaise aujourd’hui !
Après une écoute chez Jean Hiraga sur ses petites enceintes tubulaires, avec un résultat convaincant, je n’ai pas hésité à commander le Douk Audio Hifi Bluetooth ST-01 PRO ! au prix stratosphérique de 81,69 €, sans alimentation.
Voulant juger de l’engin dans des conditions suffisantes, j’ai réalisé une alimentation classique avec un bon transfo et environ 70 000 uF de condensateurs électrochimiques, qui restera peut-être à optimiser.
Partant de mon Power book Apple en liaison optique avec Audirvana 3.2 sur iTunes, d’abord directement sur l’entrée optique de l’ampli, puis rapidement vu le résultat assez catastrophique, mais il faut dire, sans rodage, sur les entrées analogiques par l’intermédiaire d’un DAC Weiss 202, entrée optique aussi, qui sonnait déjà mieux, le tout sur les colonnes J26.
J’ai quand même laissé le système allumé pendant trois jours avant de ré-écouter plus attentivement, l’ampli ayant manifestement besoin d’une période de rodage, qui n’est certainement pas encore suffisante, mais l’évolution est déjà bien marquée et le son infiniment plus propre qu’au départ.
Avec cette réserve et le fait que je mets au programme l’évaluation des autres entrées et l’essai dans d’autres contextes, que peut-on en dire ?
D’abord, le rapport dynamique-plénitude du son sur le volume de l’appareil est assez ahurissant.
C’est dynamique dans l’absolu, le grave est tenu et modulé, il y a toute la matière que l’on veut.
Les voix sont « très » incarnées mais sans excès, la résolution du grave à l’aigu ne souffre pas de défaillance critique par rapport aux références, les applaudissements sortent « vrais », l’image se constitue naturellement avec une profondeur notable, et toujours et encore cette dynamique et cette vitalité qui revient nous surprendre.
Pas de problèmes avec les timbres même si quelques optimisations fines peuvent améliorer l’équilibre, mais la cohérence est là sans conteste.
Alors on n’est pas au niveau de résolution, de transparence, de microdynamique, de fluidité d’un 300B ou d’autres engins HdG, mais quand on considère le prix, même avec l’alimentation DIY, on se pose des questions.
L’alim donne 27 V. Le maximum est 30 V.
Il donne une puissance maxi de 80 W, ce qui me paraît très surévalué.
Sur Les J26 qui sont à environ 93 db/w/m, j’ai l’impression qu’il donne proprement jusqu’à 30 w, ce qui est déjà largement suffisant pour une écoute domestique même assez forte.
Mais cet ampli est sûrement à éviter avec des rendements en dessous de 90.
En tout cas une solution pour faire basculer les budgets vers les enceintes.
Tant que l’UE ne met pas une TVA à 500% pour protéger les fabricants européens !
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Le week-end des 26-27-28 septembre, je passe dans la région d'Annecy.
Si quelques amateurs veulent bien me proposer des écoutes, ce serait chouette.
Je reprends cela dans la tournée des popotes, plus adaptée.
Hug m'a déjà répondu. Sur la route, cela devrait le faire. La suite par mp.
Amicalement.
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Merci Philippe pour ce partage d'aventures ... c'est très inspirant.
Webzine multi-média : http://www.magazine-audio.com
Junilabs Audio Player, Jundac 6 (R2R), CDP integris, Amplificateur B&K 200.2 S Reference,
Open Baffle PureAudioProject Trio 15 Horn 1, Juniwave 2 Edition limitée, FirstVoice Powertore 450 Signature - FV doctor’s câbles et inovaudio.
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Eh oui. Dominique m’avait dit qu’il avait changé des câbles et des réglages de filtre et qu’il fallait que je ré-écoute son système. Je ne sais pas trop ce qu’il a changé, mais il y a surtout la circonstance que la première fois, c’était froid, au départ, et que cette fois-ci, l’électronique avait eu le temps de chauffer. Et il est bien possible que cela a fait la différence de perception que j’ai pu ressentir, qui n’était pas non plus colossale.
Donc c’était déjà l’un des trois meilleurs systèmes que j’ai pu entendre, avec les Voix du Théatre hyper dopées de Jean Hiraga et l’ensemble Goto d’Alexis à Chartres. Maintenant, il devient difficile de donner une préférence. Il y a bien et forcément des nuances d’équilibre global, qui n’atteignent pas et de loin un stade où les timbres ne seraient pas parfaitement crédibles, avec une grande homogénéité, sans rupture entre les voies. Je me garde de comparer avec mon système; le risque de parti pris est beaucoup trop grand !
Ces trois systèmes bénéficient de grandes pièces. Celle de Jean Hiraga est très savamment traitée. Celle d’Alexis est chargée de multiples meubles et objets qui réduisent les résonances. Celle de Dominique est mansardée de tous les cotés, évitant ainsi les ondes stationnaires, et comprend beaucoup de moyens de diffusion. Bref, à part peut-être une petite réflexion au plafond plat mais assez étroit et haut, on ne ressent aucun problème avec sa salle.
On est avec du très haut rendement, et les liaisons entre voies sont le principal piège avec lequel beaucoup de ces systèmes se bagarrent. Jean Hiraga partant d’une VoT avec pavillon court de grave obtient une mise en phase mécanique des trois voies et se permet un filtre passif et une mono-amplification. Alexis dispose d’un filtre numérique qui rattrape les décalages de phases. Dominique a mis en phase géométrique le médium et les deux tweeters, mais le grave est en avant des autres, et sans filtre numérique, cela ne se rattrape pas.
Mais finalement, avec ses nouveaux réglages, cela ne s’entend pas vraiment. La première écoute m’avait paru creusée autour des 600-700 hz, ce n’était plus le cas ce lundi, même si sur certaines voix un peu centrées sur le médium, le grand pavillon peut encore les privilégier plus que le reste. Il n’y a en fait que sur les applaudissements que les impacts passant par le grave et ceux par les médiums sont clairement décalés.
Reste que ce système fait preuve d’une résolution et d’une finesse qui fait prendre conscience de l’extraordinaire complexité sonore de beaucoup d’enregistrements. Chaque son est riche de plus d’harmoniques, de plus de résonances, de plus de réverbérations de salle, de plus de micro-dynamique que la quasi totalité des systèmes. Tous ces détails participent à la construction d’une image sonore jamais projetée, mais bien focalisée dans les trois axes de l’espace.
Comme les autres systèmes HR cités plus haut, la qualité du grave est d’un niveau qui n’a rien à voir avec le HdG des magasins et du reste. Bien sûr, les salles jouent beaucoup sur la question, mais le résultat est là, avec une liberté d’expression et des nuances en niveau et en fréquences, une dynamique qui permet de suivre tout ce qui se passe dans les basses avec une clarté et une définition libérées de tout gonflement artificiel masquant le jeu des instruments.
Comme lors de mon précédent passage, je mets sur le compte de l’électronique YBA, depuis le lecteur CD jusqu’aux amplis et passant par certains câbles, et malgré leurs trente ans d’âge, l’extrême définition, le soyeux du médium aigu, la tenue et la dynamique du grave, la qualité des timbres en général. Ces haut parleurs sont très révélateurs des sources et amplis, et là, on peut dire que cela « assure ».
Je remercie Dominique et Mme pour leur charmant accueil et la bonne popote. Les papilles ont été autant comblées que les oreilles.
Si, si, les bouts de tissus collés sur la caisse et les "mouches" dans le pavillon s'entendent.
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Philippe, je m'entraine pour exposer à la prochaine Biennale de Venise
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