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L'alimentation d'un ampli...
#1
Sujet classé dans la rubrique DiY,
mais qui peut certainement aider au choix d'appareils du commerce :
Schématiquement, votre ampli va 'pomper' sur le secteur le courant nécessaire pour 'amplifier' les faibles modulation arrivant de vos sources.
Entre le secteur, (prise de courant !) et la fonction amplificatrice, il y a donc un élément majeur : la partie alimentation de cet appareil.
C'est elle qui va raffiner la matière première arrivant de la prise de courant !
Elle doit répondre à des contraintes pour fournir proprement l’énergie à la partie électronique amplificatrice.

Plusieurs écoles que l'on peut percevoir sur les photos suivantes :
[Image: AMP-Explosion-Front-Mono-1400.jpg]

[Image: HighEnd-Vollverstaerker-Technik02.jpg]

Bonjour la main d'oeuvre pour recaper Big Grin

Autre approche :
[Image: 8w_real.jpg]

[Image: pioneer%20spec%204%20dentro.jpg]

Le plus visible, c'est le choix de filtrage (condensateur), selon les fabricants.
Mais il y a certainement d'autres critères moins visibles que les condensateurs...

Avez-vous l'expérience et les conseils pour 'choisir' la bonne approche ?
Et selon quels critères et contraintes ?
Ce n'est pas toi qui aimes la Musique... Mais la Musique qui te fait aimer... Thierry.
Mon contexte : http://www.living-leedh.com/?page_id=528
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#2
Bonjour, mon avis tout personnel (amplis en classe A, AB et B uniquement):

Oui l'alim est primordiale et fait partie intégrante de la conception de l'amplificateur. Dans mes réalisations, spatialement ce sont entre les 2/3 et les 3/4 de l'encombrement total qui y sont consacrés, 75% pour les préamplificateurs.
Contrairement à une idée largement portée par le marketing, le plus n'est pas systématiquement le mieux. Au-delà d'un optimum, les courants de charge deviennent tels que les redresseurs, même rapides,se mettent à devenir bruyants au moment des commutations. Ces pics augmentent avec la demande de puissance de sorte qu'au repos, la surabondance de condensateurs de filtrage parait bénéfique, mais à mesure que le niveau sonore demandé augmente, les pics de commutation deviennent plus présents et interfèrent avec le signal utile à divers degrés suivant la conception de l'amplificateur. Difficile donc à détecter sauf à remarquer une dureté croissante avec la demande en puissance, avec parfois une impression de tassement de la dynamique.
Une solution simple et très rarement mise en oeuvre lorsque une très grosse réserve d'énergie est recherchée par l'emploi d'une batterie conséquente de condensateurs comme sur les illustrations, est de séparer le groupe de condensateurs en lignes par exemple, lignes alimentées par leur propre redresseur, et reliées au point de consommation via des diodes qui jouent le rôle d'isolateur anti-retour. De cette manière, les appels de courant sont répartis entre les diverses lignes et la réserve d'énergie est celle du groupe de condos dans son entier. Cette solution est préférable à la mise en parallèle de redresseurs, dans la mesure où il y en a toujours un qui s'amorce avant les autres ou se désamorce après les autres, et qui produit donc le pic de commutation (s'il est) redouté. En séparant le groupe de condensateurs en autant de sous-groupes que possible et en leur affectant des redresseurs dédiés, on obtient par foisonnement des pics de commutation (inévitables) plus nombreux mais d'amplitude réduite : des marches d'escalier plutôt que de pics raides.
Le faible coût de cette mesure et son extrême rareté montrent que l'objectif des constructeurs est moins la recherche de l'efficacité que la photo publicitaire tapageuse.
Concernant l'assemblage des condensateurs dans la pratique, l'évident éloignement de certaines topologies du vertueux assemblage en étoile est à éviter même s'il est flatteur.
Les alims linéaires régulées étant pour la plupart fondées sur un système de contre-réaction, elles présentent selon moi les mêmes défauts que les amplis contre-réactionnés. En tête de filtrage massif, elles peuvent être intéressantes en ce qu'elles isolent l'impédance du transformateur (qui sinon se trouve mise en parallèle 100 fois par seconde) du filtrage et n'affectent pas trop le circuit alimenté dans la mesure où elles en sont écrantées par la batterie de condensateurs. En revanche, je les proscrirais en queue de filtrage.
Je n'ai pas beaucoup d'expérience des alims à découpage dans les amplis mais je dirais a priori que leur emploi se heurte à la bande passante des circuits, car il ne faut pas oublier que si la bande passante globale des amplis est (souvent volontairement) limitée, ses différents étages peuvent monter très haut, en particulier les étages d'entrée. Ils sont donc affectés par le bruit HF important des circuits de hachage de l'alim.
Il existe des systèmes de filtrage plus exotiques et parfois élégants et très efficaces, par exemple ceux qui introduisent un transformateur en série avec les lignes d'alimentation, dont un enroulement reçoit l'ondulation de l'alimentation en opposition de phase et l'annulent dans le circuit magnétique du transfo, à la manière d'un câblage push-pull.


M.
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#3
(06-12-2019, 06:31 PM)maurice a écrit : Bonjour, oui l'alim est primordiale et fait partie intégrante de la conception de l'amplificateur. Dans mes réalisations, spatialement ce sont entre les 2/3 et les 3/4 de l'encombrement.
Contrairement à une idée largement portée par le marketing, le plus n'est pas systématiquement le mieux. Au-delà d'un optimum, les courants de charge deviennent tels que les redresseurs, même rapides,se mettent à devenir bruyants au moment des commutations. Ces pics augmentent avec la demande de puissance de sorte qu'au repos, la surabondance de condensateurs de filtrage parait bénéfique, mais à mesure que le niveau sonore augmente, les pics de commutation deviennent présents et intermodulent avec le signal utile.
Une solution très rarement mise en oeuvre lorsque une très grosse réserve d'énergie est recherchée par la mise en oeuvre d'une batterie conséquente de condensateurs comme sur les illustrations est de séparer le groupe de condensateurs en lignes par exemple, lignes alimentées par leur propre redresseur, et reliées au point de consommation via des diodes qui jouent le rôle d'isolanti-retour. De cette manière, les appels de courant sont répartis entre les divers redresseurs et la réserve d'énergie est celle du groupe de condos dans son entier. Cette solution est préférable à la mise en parallèle de redresseurs, dans la mesure où il y en a toujours un qui s'amorce avant les autres ou se désamorce après les autres, et qui produit donc le pic de commutation (s'il est) redouté. En séparant le groupe de condensateurs en autant de sous-groupes que possible et en leur affectant des redresseurs dédiés, on obtient des pics de commutation plus nombreux mais d'amplitude plus faible, avec un bilan audio largement positif.
Le faible coût de cette mesure et son extrême rareté montrent que l'objectif des constructeurs est moins la recherche de l'efficacité que la photo tapageuse.

M.

Intéressant merci pour ce partage, c'est le genre de détail que je ne connaissez pas mais qui m'interpelle positivement.
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#4
Merci Maurice pour ta participation étayée à ce Fil.
Comment reconnaitre ta préconisation en regardant les 'tripes' d'un appareil du commerce : Tu sembles dire que c'est plutôt rare...
Ce n'est pas toi qui aimes la Musique... Mais la Musique qui te fait aimer... Thierry.
Mon contexte : http://www.living-leedh.com/?page_id=528
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#5
Houla la pas facile ça ..
 
@ l'évidence BMC ..ASR? 
Même philosophie ..
tiens tiens deux Allemands   Angel

Accuphase / Luxman L'opposé ..
  tiens tiens deux Japonais    Angel

 J'ai les deux concepts d'alimentation ..
C'est connu les jap's préfère les tonalités hautes. 
Les Allemands plutôt Beethoven .. Rolleyes

Il va sans dire que c'est le BMC qui s'en  tire le mieux avec le grave et l'immédiate pour mes enceintes a faible rendement ( 82 et 84 dB/ 1W/ 1m.)
Mais je ne saurais pas dire si seule l'alimentation est responsable de cela en totalité 
A vrai  dire  le schéma doit compter bcp dans l'affaire
 
Quand a l'Accuphase au risque de me faire incendier a nouveau par les afficionados  les plus purs 
J'attribue cela aux mosfets de sortie  en configuration multiples 
( nécessite  pour assurer la puissance et faire travailler chaque transistor a faible courant et dans la bonne pente ( celle où la disto est la plus faible ) c'est un concept chez eux qui n'a jamais varie dans le temps ..
Géniaux et musicaux  sur les timbres , le médium  et l'aigu et la disto  mais avec avec un retrait pour le grave ( entendons nous bien .je parle de grave abysalle tel celui que certains* cherchent a tout prix )
Depuis ils ont également ameliorer le FA en remplaçant les relais de sortie par un circuit a transistors ( alors le rôle du FA dans l'affaire ?)
L'on a démontré que ce serrait pinuts de passer de 250 a 500   
En revanche avec la classe D on a souvent des valeurs a 1000 ou 2000..

Ça doit jouer un peu a ce niveau là ..

.
( *)
Ce qui n'est pas mon cas  
Ce pourquoi j'aime bcp Accuphase ..
( Classe AB) ou classe A sur le haut du spectre 

Mais je collerai pas pour autant de la classe A sur le Grave .
Cela a déjà fait débat ici avec d'autres 
Je n'ai pas changé d'avis dans la nuit
Ça le fait pas !
Il m'arrive rarement d'admettre des choses sans les comprendre totalement .. Idea
Mais cela m'arrive !
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#6
Réponse à CHET (... pas encore trouvé comment on insère la citation d'un post ...)

je ne connais pas de montage du commerce qui sépare les alimentations scindées en plusieurs lignes. En revanche, le système était commercialisé il y a une vingtaine d'années en tant qu'"upgrade" d'une alim existante ou en alim autonome, par un petit labo appelé Muses Audio (rien à voir avec les homonymes ou approchants actuels).
Malgré son faible retentissement, je considère que le principe est vertueux et j'adhère à la simplicité et l'élégance de l'approche qui combine la neutralité HF  des alims à faible filtrage et la disponibilité d'une monstrueuse réserve d'énergie.

M.
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#7
@ Maurice, si je comprends bien derrière le transfo d'entrée tu mets plusieurs pont de diode qui alimentent plusieurs réseaux de condensateurs pour limiter le bruit des ponts.
Il y avait aussi une astuce simple qui consistait a mettre en // sur chaque diodes du pont une capa de 100 nano environ non polarisée qui annulait le bruit des diodes.
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#8
oui Chakiwi, cette astuce est couramment utilisée et est efficace. Je préfère cependant la solution qui supprime le problème à celle qui le compense. Mais ce que tu évoques est beaucoup plus simple à mettre en oeuvre sur de l'existant et parfaitement recommandé.
A noter que le condensateur supprime le pic à la coupure mais pas celle à l'enclenchement, liée au temps de retournement du redresseur. Il faut donc l'associer à mon sens à des diodes rapides.

M.
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#9
Une autre approche .. américaine :

[Image: 1603629-modwright-kwi-200-integrated-for...grated.jpg]
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#10
La deuxième photo me déclenche une sensation d’effroi : ce paquet de fils comprimés en bloc !
..........

Y’a que moi que ça choque cet immonde sac de noeud de fils ?
Système :
- Spendor SP100r2.
- PC,  DAC,  preampli, amplis :  OWL. 
- Interface Armature Hecate.
- Câbles et multiprise ligne WhyNot Opus18 et CODE 224.
- Correction Mathaudio.
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