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Aménagement sur mesure, Monitoring PSI Audio & Optimisation Linux (version 6)
#51
Bonjour,

Avec l'âge, ma vue baisse.  Cool
Quelle est la valeur du RT60 sur la plage de fréquence classique 250-2000 Hz ?
Merci !
Durex King Size XXL (boîtes de 12) – Lave-linge LG F1222QD5 – Machine espresso DeLonghi Magnifica Evo – Réfrigérateur Samsung RT38FFAK

Roon Mac Mini – Qobuz – Wiim Amp Ultra – Revel Salon 2 – Traitement acoustique https://aykoz-audio.fr/


#52
Merci pour les précisions Alain.
500 heures, oui effectivement ça ne m'étonne pas.
Bravo!!!
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#53
Bonjour à toutes et à tous,

Un grand merci pour vos derniers retours et pour la richesse de nos échanges sur ce carnet de route !

Comme je l'ai déjà évoqué par le passé, je tiens à rappeler en toute transparence que je m'appuie massivement sur une IA pour m'aider à lire, décortiquer et comparer mes graphiques REW, n'ayant pas les connaissances techniques suffisantes pour mener cette gymnastique métrologique seul. 
Bien qu'il s'agisse ici d'extractions purement mathématiques et de lecture visuelle de courbes, il reste tout à fait possible que certaines interprétations comportent des erreurs ou des approximations. 
Mes analyses n'ont donc aucune valeur de dogme et demeurent, comme toujours, totalement ouvertes au débat contradictoire et à vos corrections avisées !

Pour répondre précisément à la question de MacArthur concernant les temps de décroissance sur mon dernier relevé, voici comment s'établissent les valeurs de mon RT60 par bande de fréquence (avec l'axe horizontal pour les fréquences et l'axe vertical pour le temps en secondes) :
  • À 250 Hz : Le RT60 s'établit à environ 0,16 s (courbe noire/bleue).
  • À 500 Hz : Il descend pour se stabiliser autour de 0,12 s.
  • À 1000 Hz (1k) : Il se maintient à environ 0,11 s.
  • À 2000 Hz (2k) : Il atteint son point le plus bas à environ 0,10 s.

Ce qu'il faut en retenir :
La moyenne sur cette zone classique 250 - 2000 Hz (le Tmid) tourne ainsi autour de 0,12 seconde. 
C'est une valeur extrêmement basse, typique d'un environnement très amorti (comme une cabine de prise de voix ou une régie de mixage très poussée), ce qui corrobore parfaitement la forte présence de surface absorbante visible sur mes photos.

Dans un tel environnement, le couplage entre le DAC LAiV µDAC (utilisé exclusivement en mode NOS) et les moniteurs PSI Audio A23-M met immédiatement en lumière la frontière subtile entre « écoute analytique/professionnelle » et « écoute plaisir ». 
D'un côté, la précision temporelle est chirurgicale : la fidélité des transitoires et l'alignement de phase (merci la technologie CPR de PSI) ne laissent passer aucun compromis. 
Le signal est d'une transparence absolue, idéal pour décortiquer un mix. 

De l'autre, ce caractère très mat peut s'avérer intimidant pour une écoute purement domestique ou de détente, car la pièce ne triche pas et pardonne peu les enregistrements perfectibles. La fluidité organique du R2R en mode NOS apporte heureusement cette douceur et cette aération texturée qui sauvent l'ensemble de la froideur clinique.

Ma philosophie et la suite des événements :
Ce résultat très mat suit en réalité une trajectoire que je me suis choisie dès le départ. Je suis parti du principe pragmatique qu'il est beaucoup plus facile de sur-amortir une pièce dans un premier temps pour assainir les fondations (notamment pour traiter le grave en profondeur), puis de poser par-dessus des éléments de diffraction pour ajuster la brillance, plutôt que de tenter d'apporter une correction d'absorption par-dessus un élément diffractant.

Le chantier est donc loin d'être figé et je vais précisément utiliser le bois pour piloter ce curseur de brillance. Je prévois d'ajouter 6 panneaux composites Aeco Sound de 120 x 60 cm (lattes MDF sur feutre) :
  • 4 panneaux dans les angles (2 de chaque côté) pour habiller la face avant de mes futurs super-pièges à basse de 530L. En vissant ces structures rigides sur mes chants en OSB, le feutre et les lattes vont agir comme un résonateur pour raboter l'effet en dents de scie entre 100 et 250 Hz, tout en réinjectant de la brillance géométrique dans le haut du spectre grâce à la diffraction du bois.
  • 2 panneaux latéraux (1 de chaque côté) placés stratégiquement au niveau du premier rebond. Les lames seront orientées horizontalement pour dévier l'énergie résiduelle en dehors du plan d'écoute horizontal, ce qui va effondrer les réflexions précoces sur mon ETC et focaliser l'image stéréo de manière chirurgicale.

Enfin, si les mesures ou les écoutes de validation en ressentent encore le besoin, je garde une dernière cartouche passive en réserve : l'ajout d'un diffuseur acoustique à la verticale, juste au-dessus du point d'écoute (au plafond). Cela permettra de briser définitivement les éventuels échos flottants avec le sol sans rajouter d'absorption, afin de recréer une sensation d'espace et d'ouverture tout en respectant l'alignement temporel natif de mon système.

Au plaisir de lire vos avis et suggestions sur ces futures étapes !
Cordialement,
« Un profil studio avec traitement passif & mobilier 100% DIY, pour une immersion artistique originelle dans 25 m²»
Source : PC Ubuntu / Debian (script DIY Temps Réel Strict & Slices Systemd / Cgroups)
Goldpoint Double ligne DAC : Pink Faun I²S pure + filtre Ian Canada & supercondensateur vers LAiV µDAC (mode NOS) & USB reclocké iFi Audio vers Ferrum Wandla GoldenSound Ed. II
Préampli & Écoute : Ferrum Oor + Alimentation Hypsos ➔ Moniteurs tri-amp actifs analogiques PSI AUDIO A23-M (CPR & AOI)
#54
J'ignore ce que tu recherches et me garderai donc de porter un quelconque jugement.

J'imagine cependant que tes conditions d'écoute doivent assez vite devenir "fatigantes", mais encore une fois je ne suis pas expert et peux donc me tromper.

Je salue sans réserve l'approche méthodologique que tu as suivie.
À titre de comparaison, j'ai fait de même, avec pour résultat la pose de 50 m² de panneaux et 350 kg de laine de roche.  Cool
Mais, j'ai une pièce de 600 m³ et mon RT60 moyen est à 0,65 s et me donne maintenant toute satisfaction.
Durex King Size XXL (boîtes de 12) – Lave-linge LG F1222QD5 – Machine espresso DeLonghi Magnifica Evo – Réfrigérateur Samsung RT38FFAK

Roon Mac Mini – Qobuz – Wiim Amp Ultra – Revel Salon 2 – Traitement acoustique https://aykoz-audio.fr/


#55
Bonjour MacArthur,

Avant toute chose, je me réjouis sincèrement que ton installation te donne aujourd'hui une entière satisfaction, car c'est bien là le but ultime de notre passion commune !

Merci pour ton retour d'expérience. Je tiens d'ailleurs à saluer l'excellente maîtrise acoustique de ta pièce : obtenir un RT60 de 0,65 s stabilisé dans un tel volume de 600 m³ est une performance remarquable, qui s'inscrit pile dans les cibles de la haute fidélité pour les grands auditoriums.

Nos deux configurations illustrent à la perfection deux approches physiques bien distinctes, régies par des lois acoustiques locales différentes. Si tes critères sont parfaitement valides pour les grands volumes, les lois d'échelle nous imposent d'isoler strictement deux mondes :

1. Inapplicabilité du RT60 dans un petit volume (25 m²)
L'indice du RT60 (formules de Sabine ou d'Eyring) présuppose un champ acoustique uniformément diffus dans les trois dimensions. C'est une réalité physique dans tes 600 m³. Dans mes 25 m², les parois sont trop proches et le champ est dominé par des réflexions géométriques isolées.
De plus, mon plafond actuel (Placoplatre perforé et 120 mm de laine de roche croisée) est fortement absorbant : il brise et neutralise le mode vertical. Sans cette composante tridimensionnelle, le champ diffus statistique ne peut pas s'installer. Chercher à y appliquer la cible de ton salon est physiquement impossible.

2. Erreur physique d'un diffuseur au plafond
C'est d'ailleurs pour cela qu'après mûre réflexion, l'ajout d'un diffuseur au plafond que j'évoquais dans mon précédent message comme une piste de secours serait en réalité une erreur technique dans ma configuration. Si l'on regarde la superbe hauteur sous plafond de ton auditorium (qui semble flirter avec les 4 mètres) ainsi que ses dimensions au sol très généreuses (de l'ordre de 15x10 m), la distance physique permet à un front d'onde de se propager et de se diffracter pleinement avant d'atteindre tes Revel Salon 2 ou ton point d'écoute.
Dans mes 25 m², masquer ma structure de plafond actuelle avec des surfaces rigides réactiverait immédiatement le mode vertical que j'ai réussi à éteindre. D'autre part, un diffuseur a besoin de recul (1,50 m à 2 m minimum) pour que les ondes diffractées se mélangent. En champ proche, sa proximité recréerait des réflexions spéculaires directes et déphasées en plein dans la zone de fusion psychoacoustique (sous les 15 ms), générant un filtrage en peigne destructeur.

3. Intensité énergétique (SPL), distance d'écoute et fatigue auditive
La gestion de la pièce dépend aussi directement de l'énergie qu'on y injecte. Pour un SPL identique au point d'écoute (par exemple 80 dB), ma configuration en champ proche (écoute à 1,60 m) demande une puissance acoustique globale infiniment plus faible que celle nécessaire pour remplir le volume monumental de ton espace.
L'intensité de l'onde étant plus faible, le champ réverbéré n'a tout simplement pas le "carburant" nécessaire pour exciter les parois et saturer l'espace. Le message direct écrase le message réfléchi. Tu crains que ces conditions deviennent vite "fatigantes", mais c'est physiologiquement l'inverse qui se produit : la fatigue auditive en salon traditionnel provient souvent du conflit cognitif, c'est-à-dire l'effort permanent du cerveau pour dissocier le message direct des réflexions tardives. Ici, ce conflit est supprimé, ce qui rend l'écoute analytique particulièrement reposante sur de longues sessions.

4. Synergie technologique et évolution du chantier : Pourquoi le "mat maîtrisé" est requis
Comme je l'indiquais, le chantier est en cours et la métrologie va encore évoluer. Cependant, l'amortissement actuel est un prérequis technique pour laisser s'exprimer les technologies 100 % analogiques de ma chaîne :
  • Le rôle des lattes Aeco Sound (en cours de pose) : L'adjonction de ce lattage bois sur plénum ne vise absolument pas à faire remonter massivement le RT60. Sa fonction est de diffracter géométriquement le haut du spectre pour apporter de la clarté latérale sans stocker d'énergie (évitant le sur-amortissement des fibres nues), et d'agir en résonateur mince pour lisser la zone 100-250 Hz.
  • CPR (Compensated Phase Response) de PSI Audio : Alignement de phase parfait en sortie. Pour le préserver au point d'écoute, la moindre réflexion précoce doit être éliminée ou diffractée par l'Aeco.
  • AOI (Adaptive Output Impedance) de PSI Audio : Amortissement dynamique de la membrane. Le traitement lourd (les futurs 530L dans les angles) absorbera l'énergie sous 60 Hz pour éviter que la pièce ne renvoie une contre-pression mécanique vers le haut-parleur.

Conclusion:
Il ne s'agit pas d'opposer la qualité de nos installations, mais de reconnaître que leurs finalités physiques dictent leur propre vérité. Ton système optimise magistralement le couplage avec un grand volume pour recréer l'illusion tridimensionnelle d'une salle de concert.

De mon côté, mon cahier des charges cherche à effacer totalement l'équation de la pièce pour coller au plus près du signal NOS brut. Ce traitement 100 % passif et sans DSP est le seul moyen de tirer le meilleur parti des qualités purement analogiques de mon matériel. Il me permet de respecter l'alignement de phase natif (CPR) et l'asservissement dynamique (AOI) de mes moniteurs, sans introduire les artefacts ou les latences d'une correction numérique.

C'est une autre philosophie : là où ton grand espace magnifie et interprète le message, le champ proche cherche à restituer l'événement sonore dans sa vérité native, comme si le musicien était réellement installé devant soi, sans intermédiaire architectural. Deux approches hautement cohérentes avec leurs volumes respectifs.

Au plaisir de lire la suite de tes retours, maintenant que nous avons ajusté nos focales !

Cordialement,
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Source : PC Ubuntu / Debian (script DIY Temps Réel Strict & Slices Systemd / Cgroups)
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Préampli & Écoute : Ferrum Oor + Alimentation Hypsos ➔ Moniteurs tri-amp actifs analogiques PSI AUDIO A23-M (CPR & AOI)
#56
Comparatif LAiV µDAC vs Ferrum Wandla – Partie 2 : L'épreuve d'Audacity (Suite du message #41 du 26/07/2026 - p5 https://forum-hifi.fr/thread-41976-post-...#pid957046 )

Bonjour à tous,

Pour faire suite à mon message où je vous partageais mes impressions subjectives entre le Ferrum Wandla et le LAiV µDAC, j'ai décidé de pousser l'analyse un cran plus loin.

Préambule et réserves méthodologiques importantes :

Avant de vous livrer les résultats de mes observations, je tiens à émettre trois réserves essentielles afin que ce travail soit interprété avec toute la tempérance nécessaire :

  1. Une mesure contextualisée à mon usage (et non une mesure directe de DAC) :
    Les captures d'écran qui suivent ont été réalisées en sortie de mon préamplificateur Ferrum OOR et non directement aux bornes de sortie des DAC. Ce protocole ne prétend donc pas à une métrologie factuelle et isolée des convertisseurs bruts ; il s'agit d'une analyse qui correspond strictement aux besoins spécifiques de mon écoute, au sein de l'architecture complète de ma chaîne.

  2. La richesse évolutive du Ferrum Wandla : 
    Ce DAC, articulé autour de son module ARM SERCE, n'est en rien figé dans le temps. Actuellement configuré en version GoldenSound Edition II, il dispose d'une multitude de filtres harmoniques modélisant différentes ampoules applicables de 10 à 200 %, sans compter la diversité des filtres numériques (courts, longs, ESS d'origine) et des effets dédiés aux casques, aux haut-parleurs ou à l'espace sonore. La richesse technologique de cet appareil est telle que mes quelques tests ne sauraient en aucun cas résumer ou figer l'intégralité de ses capacités.

  3. L'impact déterminant de l'environnement amont : 
    Le filtrage des lignes d'entrées numériques (USB vs I²S) ainsi que la qualité de l'alimentation électrique (super-condensateurs, blocs iFi Elite ou Ferrum Hypsos) jouent des rôles majeurs sur le comportement final des appareils. C'est précisément la raison pour laquelle je prenais soin de détailler le montage exact et l'infrastructure amont de chaque ligne dans mon message #41 du 26/07/2026 (en page 5). Tout changement de source ou d'alimentation modifierait infailliblement la donne.



J'ai profité d'avoir un enregistreur Zoom H1 XLR sous la main pour capturer la sortie analogique de mon Ferrum OOR. Pour faciliter la lecture des graphiques en limitant le nombre de pistes à l'écran, j'ai choisi d'enregistrer en mono le canal gauche uniquement. La capture a été réalisée en 44.1 kHz / 32 bits à partir d'une piste source nativement en 44.1 kHz, garantissant un alignement strict sans aucune détérioration liée à un rééchantillonnage informatique. L'objectif était de confronter mes ressentis à la réalité factuelle des formes d'ondes sous Audacity, alignées au sample près.

Le verdict des graphiques est pour moi double : il vient tempérer certaines idées reçues que je me faisais sur la visualisation théorique des filtres, tout en mettant en lumière l'impact direct des traitements numériques sur la structure géométrique du signal.

Voici les trois constats factuels issus de cette analyse microscopique :

1. Dans le silence : Les architectures se signent
En début de piste, dans les zones de silence ainsi qu'au moment précis du lancement du morceau, la différence est parfaitement visible à l'écran. Le graphique du Wandla affiche un calme plat absolu (ligne noire rectiligne), tandis que celui du LAiV montre de micro-oscillations constantes. C'est la signature visuelle évidente du match Delta-Sigma (le silence numérique de la puce ESS) contre l'architecture R-2R en mode NOS (le bruit thermique et de quantification résiduel du réseau de résistances discrètes, sans filtre numérique de reconstruction). Le LAiV possède ainsi un bruit de fond résiduel bien visible à ce moment précis, là où le Wandla conserve un silence total.

[Image: 01.png]

2. Sur les premières notes : L'asymétrie des traitements numériques
Sur la première attaque isolée du morceau, un examen attentif brise un biais de confirmation classique. S'il est impossible d'observer une "ligne droite parfaite" ou un pré-ringing théorique sur un signal musical continu (les lignes coupant l'axe de façon abrupte et quasi perpendiculaire sur les deux appareils), une divergence géométrique majeure apparaît sur les crêtes :
  • Sur le Ferrum Wandla (Graphique du bas) : 
    Le premier pic haut est extrêmement pointu (repère « u » rouge), tandis que le pic bas est plus arrondi (repère « u » rouge inversé). Cette distorsion asymétrique de la sinusoïde n'est pas un défaut : c'est la traduction visuelle directe du Tube Mode (300B à 50%) et du traitement Impact+ (Smooth à 30%) actifs sur cette ligne. Le processeur SERCE modèle l'onde pour injecter des harmoniques paires et adoucir la dynamique.

  • Sur le LAiV µDAC (Graphique du haut) : 
    L'onde conserve une courbure inversée et plus régulière sur ses pics (repères « u » rouges), mais l'analyse des zones de transition (repères horizontaux rouges) révèle que le signal du LAiV apparaît visuellement plus épais et plus texturé, oscillant de manière plus dynamique autour de la ligne noire centrale. En mode NOS, alimenté sous Linux par la carte PCIe Pink Faun I2S (isolation Ian Canada), le signal ne subit aucune projection prédictive ni coloration harmonique logicielle. Le message reste brut, plus dense et fondamentalement ancré dans la vérité de sa topologie physique.

[Image: 02.png]

3. Quand le message se charge : L'identité structurelle face aux micro-divergences impulsionnelles

C'est le point d'analyse le plus subtil : dès que la musique s'intensifie et se charge en notes, les deux graphiques adoptent une géométrie globale commune. Cependant, un examen microscopique brise l'illusion d'une copie conforme. Si l'on observe attentivement la dernière note du deuxième pic ascendant majeur, la pointe du signal sur le LAiV µDAC monte environ 1,5 fois plus haut par rapport à la ligne centrale que sur le Ferrum Wandla.

Ces micro-détails graphiques existent bel et bien et prouvent que les signaux ne sont pas strictement identiques. Cette divergence ne doit rien au hasard des lecteurs logiciels, puisque les deux DAC ont été enregistrés successivement l'un après l'autre à partir de la même source Strawberry, isolée dans un Slice Systemd dédié sous Linux.
Cette différence de hauteur sur les crêtes complexes est la signature visuelle de leurs technologies respectives :
  • Le LAiV, en mode R-2R NOS, livre l'énergie impulsionnelle brute du sample sans aucun lissage, ce qui projette ces pointes maximales à l'écran.
  • Le Wandla, par son suréchantillonnage et ses filtres de reconstruction, recalcule mathématiquement la trajectoire, ce qui a pour effet de lisser et de contenir l'amplitude de ces transitoires ultra-rapides.

Bien que ces écarts microscopiques aux limites de la physique soient probablement inaudibles pour l'oreille humaine au milieu d'un flot musical dense, ils démontrent de manière irréfutable que chaque architecture conserve sa propre méthode de reconstruction du signal, même au cœur du message le plus complexe.

[Image: 03.png]

Conclusion de cette seconde étape :
Ces captures d'écran démontrent qu'à ce niveau d'excellence, les deux DAC atteignent la limite supérieure de la fidélité autorisée par la physique. Les nuances perçues ne relèvent pas d'un manque d'information, mais de choix d'architectures différents (NOS vs Filtrage numérique) qui se traduisent par des micro-textures géométriques sur l'onde, façonnant notre perception psychoacoustique de la musique.

Note : 

Ce que cela signifie concrètement (Pourquoi nos yeux et nos oreilles se complètent)
Dire que ces nuances relèvent de la psychoacoustique, ce n'est pas dire que nous « imaginons » des différences fantômes. C'est admettre que l’œil humain sur un écran et le cerveau via nos oreilles n'analysent pas la physique de la même façon, mais finissent par se donner raison mutuellement.

Pour comprendre, reprenons l'image de deux photos en résolution 8K :
  • Si on regarde les deux images globalement à l'écran, elles partagent la même scène, les mêmes objets et la même définition de base. Ce n'est pas un copier-coller absolu au pixel près, car l'une des photos possède des contours légèrement plus acérés sur les détails vifs, tandis que l'autre adoucit subtilement ces mêmes transitions. Visuellement, l'écart sur un détail isolé saute aux yeux si on zoom dessus (comme notre pic 1,5x plus haut sur le LIAV).

  • Pourtant, si on recule pour regarder l'image dans sa globalité, cette variation locale trop infime pour modifier la structure générale va être traduite par le cerveau sous forme d'atmosphère. Votre cerveau va ressentir une photo comme plus « chaleureuse » et enveloppante (l'effet des harmoniques et du lissage des filtres du Wandla) et l'autre comme plus « chirurgicale », détourée et contrastée (la rigueur temporelle et l'énergie brute du LAiV en mode NOS). La variation macroscopique observée à l'écran est réelle, et elle explique rationnellement notre ressenti auditif.

C'est exactement ce qui se passe ici :

  1. La part de physique réelle :
    Nos oreilles sont des détecteurs temporels d'une sensibilité effrayante, capables de capter des micro-décalages de phase et des variations d'énergie impulsionnelle pour construire la scène sonore. Mes moniteurs PSI Audio A23-M (grâce à l'alignement de phase analogique CPR et l'asservissement AOI) mettent immédiatement en relief la régularité temporelle absolue et le piqué du LAiV (libéré de tout jitter par le cloisonnement des Slices Systemd sous Linux) face à la superbe définition spatiale et le liant du Wandla.

  2. La part d'amplification cérébrale :
    En test comparatif, notre cerveau agit comme une loupe. Une différence géométrique bien visible sur une crête isolée à l'écran (ou une variation de l'ordre de quelques fractions de pourcent sur le signal global) est magnifiée par notre attention sélective, alors qu'au milieu d'un morceau complexe et continu, elle se fond dans le flot artistique global pour devenir une signature subjective globale plutôt qu'un défaut quantifiable.


Le mot de la fin
Il n'y a pas de magie. Le LAiV et le Wandla traduisent le même fichier source, mais ils le reconstruisent selon des lois géométriques distinctes. Les nuances observées à l'écran, puis validées à l'écoute, sont la traduction physique de choix technologiques affirmés : d'un côté, la pureté temporelle brute et l'énergie impulsionnelle du R-2R en mode NOS ; de l'autre, la polyvalence et la gestion harmonique d'un étage Delta-Sigma hautement travaillé par des algorithmes de filtrage numérique. Deux visions de la perfection, qui s'apprécient sur la durée.

Cependant, ce travail met en lumière une vérité essentielle : à ce niveau d'excellence, les variations se jouent à la marge des signaux. Cela démontre qu'au lieu de céder au changement compulsif de matériel — l’optimisation des câbles, même les plus exclusifs, n'étant qu’un peigne fin en toute fin de course — dans une pièce à l'acoustique perfectible, il est infiniment plus efficace et rationnel d'investir ses efforts et ses ressources dans un traitement acoustique passif de qualité. L'impact sur le résultat final sera structurellement supérieur, beaucoup plus mesurable et immédiatement audible.

En champ proche et dans un petit volume, le coût de ce traitement acoustique reste très inférieur à l'investissement que demanderait une grande salle. Il y a donc là des arbitrages propres à chacun, que l'on doit idéalement faire en toute connaissance de cause.

La prochaine étape sera purement acoustique. Maintenant que j'ai validé le fonctionnement de mes parois, j'ai pu passer les commandes de l'ensemble des matériaux nécessaires et je suis actuellement en attente de leur livraison. Une fois installés, je reviendrai vers vous avec les relevés REW intermédiaires pour observer l'évolution du comportement sous les 200 Hz.

Cordialement,
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#57
Très sage, ta remarque finale! Je soutiens pleinement.
il n'y a pas de vérités, mais des tendances dans la réalité.
#58
Toujours aussi intéressant sur le fond, mais je me permets une remarque amicale : c'est vraiment (trop ?) dense à chaque fois, et je dois avouer que je n'arrive plus à suivre tes fils en entier. 

On pourra me rétorquer, à juste raison, que "L'ennui naquit un jour de l'uniformité" — donc je ne demande surtout pas des posts formatés à la va-vite, la matière est riche et ça se voit.

 Mais je pense que tu pourrais gagner beaucoup en lisibilité, et donc en impact d'interactivité, sans rien perdre en précision : la lecture à l'écran est démontrée comme plus fatigante et plus lente que sur papier. Un post qui passera bien en version imprimée devient vite beaucoup plus difficile à lire sur un forum. 

Un "en résumé" de 2-3 lignes en ouverture, "pour le lecteur pressé", aiderait beaucoup. Le fond resterait intact, tout simplement plus facile à picorer pour ceux qui n'ont pas beaucoup de temps devant eux.
Ceci pour éviter l'effet TL;DR.
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#59
MacArthur a écrit : Ceci pour éviter l'effet TL;DR.

Kesako ?  Dodgy
Sources : Sansui TU-317 / Daphile sur Mini PC + C19 / Dac : meitner ma 1 dac / Amplification : Kora Design 30 / Cyrus ONE / Stormaudio V35 / PP EL84 (OKS) 
Enceintes : LS3/5a Rogers 15Ω (1984) / ASA « Monitor Pro en bois massif »
#60
Too Long, Didn't Read…
Il n'existe pas d'acronyme équivalent en français. Cool
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