08-18-2026, 07:50 PM
Quelques écoutes de ces derniers jours…
Trois versions de la 7e de Beethoven, et trois expériences finalement très différentes.
Avec Kleiber/Vienne, j’ai retrouvé une lecture très dense, tendue et dramatique, presque scénique. Une interprétation extrêmement prenante, mais dont l’intensité finit aussi par devenir assez oppressante pour moi.
Avec Blomstedt/Dresde, changement de registre : la danse prend davantage le dessus, avec beaucoup de jubilation et d’élan. Mais dans le dernier mouvement, cette danse devient presque trop insistante, comme si elle finissait par prendre le contrôle et ne permettait plus de s’arrêter. Une véritable « danse endiablée », au sens presque littéral du terme.
Et enfin Immerseel/Anima Eterna, qui est finalement ma préférée des trois. La danse est toujours là, mais beaucoup plus légère, aérée, respirante. Elle ne m’impose rien, elle m’emporte. Dans le dernier mouvement, je me suis retrouvée complètement happée, au point de presque m’endormir, non pas par ennui mais au contraire parce que j’étais totalement immergée dans la musique.
Trois interprétations auxquelles j’ai donc été connectée, mais de trois manières différentes : Kleiber m’a tenue, Blomstedt m’a entraînée, Immerseel m’a emportée.
Et changement complet d’univers ensuite avec Tori Amos et Under the Pink, un disque que j’écoute et que j’aime depuis sa sortie. Pourtant, sur mon système actuel, j’ai encore eu l’impression de le redécouvrir. Après Beethoven, je me demandais même si j’avais réellement envie d’écouter Tori Amos ; il aura suffi d’un morceau pour que je sois de nouveau happée.
Le plus étonnant a été Yes, Anastasia : je connais cet album depuis plus de trente ans et, au début du morceau, je ne l’ai tout simplement pas reconnu. J’ai même cru un instant entendre un titre que je ne connaissais pas. Puis la musique s’est développée et j’ai compris où j’étais. Cette voix fragile, profondément humaine et authentique, les silences, le piano, puis cette ampleur presque symphonique… magnifique.
Finalement, quatre écoutes très différentes qui m’ont rappelé la même chose : la connexion à la musique ne se manifeste pas toujours de la même manière. On peut être tenu, bousculé, entraîné ou simplement lâcher prise et se laisser emporter. Et certaines interprétations, certains disques — et certains systèmes — rendent ce lâcher-prise particulièrement facile.
Trois versions de la 7e de Beethoven, et trois expériences finalement très différentes.
Avec Kleiber/Vienne, j’ai retrouvé une lecture très dense, tendue et dramatique, presque scénique. Une interprétation extrêmement prenante, mais dont l’intensité finit aussi par devenir assez oppressante pour moi.
Avec Blomstedt/Dresde, changement de registre : la danse prend davantage le dessus, avec beaucoup de jubilation et d’élan. Mais dans le dernier mouvement, cette danse devient presque trop insistante, comme si elle finissait par prendre le contrôle et ne permettait plus de s’arrêter. Une véritable « danse endiablée », au sens presque littéral du terme.
Et enfin Immerseel/Anima Eterna, qui est finalement ma préférée des trois. La danse est toujours là, mais beaucoup plus légère, aérée, respirante. Elle ne m’impose rien, elle m’emporte. Dans le dernier mouvement, je me suis retrouvée complètement happée, au point de presque m’endormir, non pas par ennui mais au contraire parce que j’étais totalement immergée dans la musique.
Trois interprétations auxquelles j’ai donc été connectée, mais de trois manières différentes : Kleiber m’a tenue, Blomstedt m’a entraînée, Immerseel m’a emportée.
Et changement complet d’univers ensuite avec Tori Amos et Under the Pink, un disque que j’écoute et que j’aime depuis sa sortie. Pourtant, sur mon système actuel, j’ai encore eu l’impression de le redécouvrir. Après Beethoven, je me demandais même si j’avais réellement envie d’écouter Tori Amos ; il aura suffi d’un morceau pour que je sois de nouveau happée.
Le plus étonnant a été Yes, Anastasia : je connais cet album depuis plus de trente ans et, au début du morceau, je ne l’ai tout simplement pas reconnu. J’ai même cru un instant entendre un titre que je ne connaissais pas. Puis la musique s’est développée et j’ai compris où j’étais. Cette voix fragile, profondément humaine et authentique, les silences, le piano, puis cette ampleur presque symphonique… magnifique.
Finalement, quatre écoutes très différentes qui m’ont rappelé la même chose : la connexion à la musique ne se manifeste pas toujours de la même manière. On peut être tenu, bousculé, entraîné ou simplement lâcher prise et se laisser emporter. Et certaines interprétations, certains disques — et certains systèmes — rendent ce lâcher-prise particulièrement facile.
Living Voice IBX-RW4 ~ Ear Yoshino V12 ~ Lampizator Golden Atlantic ~ Audio Analogue AA Drive ~ Auralic Aries G2.1 & Purist Audio
No Annihilation Allowed

