Bonsoir,
J’ai écouté aujourd’hui la symphonie numéro huit inachevée par Seiji Ozawa et Carlos Kleiber et comme à l’accoutumée, je parle de mon ressenti qui n’est pas celui d’une musicienne, ni d’une musicologue, mais juste d’une mélomane.
Chez Seiji Ozawa, j’ai trouvé que c’était beaucoup plus mélancolique et beaucoup plus poétique que chez Kleiber.
Avec Carlos Kleber, il y a toujours davantage de tensions, il y a un petit côté dramatique, et j’avoue que dès le premier mouvement (un de mes morceaux favoris en musique classique) mon petit cœur d’artichaut a encore fondu, j’avais la chair de poule et j’ai même versé quelques larmes. Ce qui m’a paru bizarre, c’est que ce premier mouvement ne m’a pas fait penser à l’hymne à la joie de Beethoven, mais me donnait l’impression d’entendre la pastorale en version condensée. Je sais que ça peut paraître un peu bizarre, car si je ferme les yeux avec la pastorale, je vois la nature, les ruisseaux, avec la huitièmes de Schubert, il y a 1, passage où j’ai la même image mental depuis 30 ans, voire plus, celle de deux patineurs qui valent sur un lac gelé. Je sais ça peut paraître absurde, mais je reste très subjective.
Je vais m’intéresser aux interprétations de Herbert Bloomstedt car j’aime bien l’orchestre de Leipzig.
Je crois que comme d’autres membres du forum, je suis en train de redécouvrir Schubert, voire même de le découvrir.