(08-30-2026, 11:03 AM)orfeo_monteverdi a écrit : Je tombe sur ce fil par hasard...
Phoebus a écrit :Petit moment d émotion, avec l'enregistrement de maître Rachmaninov lui même [au piano !], si la prise de son, n est pas terrible (1929) avec les moyens du bord de l époque. C était presque magique de l entendre jouer.
J'ai entendu cet enregistrement en radio. Le commentateur, pianiste, animateur de l'équivalent belge de la Tribune des Critiques de disques (ici, La Table d'Écoute) et critique de disques lui-même, relevait, concernant la question du respect de la partition, que... Rachmaninov dans cet enregistrement ne respectait pas la sienne propre ! "Ce qui démontre bien", disait-il, "que ça peut être très beau, voire sublime, en-dehors du strict respect de la partition" (ou quelque chose d'approchant).
Au fait, sur qu'elles enceintes écoutes-tu tout ça ? J'ai vu des Dynaudio mentionnées plus haut : toujours d'actualité ? Amplifiées par quoi?
Bonjour Orfeo Monteverdi,
Oui Dynaudio Contour 30 et Luxman 550 AXII
C'est une observation tout à fait exacte et un grand classique de la critique musicale
Cela m a un peu poussé a la réflexion,
La première : il s agit d un enregistrement d époque, probablement issue de 78 tours, 30 cm pour environ 5 minutes d enregistrement par face, donc pour le concerto n°3 il a fallu 9 faces donc 10 disques !!! on peut comprendre certaines coupures ou les tempi plus rapides pour prendre moins de place. ( C est l origine du mot album, les disques étaient vendus dans des albums reliés comme albums photos). Respectait il sa partition lors de concert ?, je n en mettrai pas ma main a couper, pour la seconde reflexion.
Seconde : Rachmaninov est un romantique, la partition n est pas figée, et sacré, il s agit plus d un guide, au gré, de l' inspiration et de l instant présents, les rubato les nuances...
Quelque part il incite les futurs interprètes a mettre une part d eux même dans l œuvre qu' ils interprètent. Ce qui n'est pas négatif pour moi, cela nuances toutes les interprétations dans une forme de liberté encadrée. Et cela confirme ce que tu a s écrit
cela peut être beau et sublime en "dehors" de la partition. L expression d une émotion spontanée, qui prime sans doute sur le dogme de la note.
La musique est l art de l instant.