Au départ, il y a le menuet que le jeune Schubert a composé et interprété. Mais quelle était cette œuvre ?
On ne le saura jamais vraiment, puisqu'on ignore comment Schubert la jouait et qu'on n'a pas toutes les infos sur la partition ni d'enregistrement d'époque. Tout au plus peut-on supputer selon ce que l'on sait de la personnalité du jeune compositeur et des circonstances dans lesquelles cette oeuvre a été produite, à moins que l'on ne dispose de quelque témoignage ?
Après, il y a l'interprétation. Elle dépend de nombreux paramètres, jusqu'au réglage de la hauteur de la banquette. Chaque musicien a son idée sur la question et fait selon sa sensibilité et ses possibilités, en espérant qu'il n'ait pas déjà la fatuité d'éclipser le compositeur (encore que) et de se faire mousser.
Quand-même, je suis parfois surpris, et c'est ici le cas, d'observer des divergences aussi fondamentales entre deux versions comme celles qui sont proposées. Sans aller jusqu'à prétendre que la deuxième pourrait donner l'envie d'envahir la Pologne, je n'y retrouve pas Schubert avec sa peine, son tact et sa sensibilité. Aors que dans la première, oui, il s'incarne, même si le pianiste manque un peu d'assurance, et alors même que j'admets que l'on puisse trouver son interprétation un peu scolaire, il me semble qu'il y a l'essentiel.
Bien sûr, ce n'est que ma perception. Amédée en a une autre, Thierry aussi, évidemment, et il en sera de même pour chacun qui voudra y prêter attention. Il y a donc une bien étrange alchimie dans ce triangle entre une partition, une interprétation et un auditeur qui n'est pas mieux cadré que le reste
On ne le saura jamais vraiment, puisqu'on ignore comment Schubert la jouait et qu'on n'a pas toutes les infos sur la partition ni d'enregistrement d'époque. Tout au plus peut-on supputer selon ce que l'on sait de la personnalité du jeune compositeur et des circonstances dans lesquelles cette oeuvre a été produite, à moins que l'on ne dispose de quelque témoignage ?
Après, il y a l'interprétation. Elle dépend de nombreux paramètres, jusqu'au réglage de la hauteur de la banquette. Chaque musicien a son idée sur la question et fait selon sa sensibilité et ses possibilités, en espérant qu'il n'ait pas déjà la fatuité d'éclipser le compositeur (encore que) et de se faire mousser.
Quand-même, je suis parfois surpris, et c'est ici le cas, d'observer des divergences aussi fondamentales entre deux versions comme celles qui sont proposées. Sans aller jusqu'à prétendre que la deuxième pourrait donner l'envie d'envahir la Pologne, je n'y retrouve pas Schubert avec sa peine, son tact et sa sensibilité. Aors que dans la première, oui, il s'incarne, même si le pianiste manque un peu d'assurance, et alors même que j'admets que l'on puisse trouver son interprétation un peu scolaire, il me semble qu'il y a l'essentiel.
Bien sûr, ce n'est que ma perception. Amédée en a une autre, Thierry aussi, évidemment, et il en sera de même pour chacun qui voudra y prêter attention. Il y a donc une bien étrange alchimie dans ce triangle entre une partition, une interprétation et un auditeur qui n'est pas mieux cadré que le reste
Pluie du matin n'arrête pas le sous-marin
