01-10-2026, 10:42 AM
(Modification du message : 01-10-2026, 10:44 AM par Steph44200.)
Dolce Vita
Louis Matute
Né en 1993 d’une mère allemande et d’un père hondurien, le guitariste et compositeur genevois Louis Matute a toujours laissé transparaître dans sa musique un fort tropisme latino-américain. Il aime particulièrement épicer de grooves légers et entêtants des compositions ultra-mélodiques habillées d’arrangements aux couleurs éclatantes servant d’écrin luxuriant aux improvisateurs volontiers lyriques de son orchestre. En choisissant aujourd’hui d’apporter une sorte de mise en perspective autant biographique que géopolitique à ses orientations esthétiques hybrides, Matute franchit un cap et signe avec ce nouveau disque aux allures de quête identitaire ironiquement intitulé Dolce Vita, une œuvre mature, complexe et constamment passionnante.
Replongeant dans l’histoire de sa famille, et plus particulièrement de son père obligé de fuir le Honduras en 1972 suite à la mise en place par les États-Unis de la dictature du général Oswaldo López Arellano, au profit de la société américaine d’exploitation de bananes United Fruit Company, Matute compose une fresque musicale toute en nuances et faussement légère, mêlant l’intime et le politique avec beaucoup de finesse, en évoquant au fil des plages la douleur de l’exil (Tegucigalpa 72), la révolte des paysans colombiens en 1928 (Santa Marta), ou, à travers l’évocation baroque d’un tableau de Frida Kahlo, l’affirmation superbe de la vitalité du réalisme magique propre à la culture latino-américaine (Gringolandia).
A la tête de son Large Ensemble (composé toujours du saxophoniste Léon Phal, du pianiste Andrew Audiger, du trompettiste Zacharie Ksyk, du contrebassiste Virgile Rosselet et du batteur Nathan Vandenbulcke), Louis Matute invite sur quelques titres une pléiade de vocalistes de grand talent (la diva brésilienne Joyce Moreno sur la ballade O que é o amor ; le rappeur genevois originaire de Chicago Rico TK dans I’ll See You Soon ou encore la chanteuse française Gabi Hartmann sur le très beau thème final Lençois de Chuva) pour multiplier les humeurs et les perspectives.
Avec cette musique aux mélodies somptueuses et aux grooves irrésistibles, magnifiée par un très beau travail d’étagement sonore offert par les arrangements et la production (au point de donner l’impression à l’auditeur d’assister au déroulement d’un paysage onirique au travers d’une vitre embuée, à la manière d’un souvenir fantasmé), Louis Matute signe un disque fort et très personnel, animé d’une tension sourde sous sa nonchalance ensoleillée.
©Stéphane Ollivier/Qobuz
![[Image: Capture-d-cran-2026-01-10-093916.png]](https://i.ibb.co/7JGxZk76/Capture-d-cran-2026-01-10-093916.png)
Qobuz
Dès les premières notes de musique, on est happé dans un univers enveloppant, fourmillant de détails
Une belle découverte !
Louis Matute
Né en 1993 d’une mère allemande et d’un père hondurien, le guitariste et compositeur genevois Louis Matute a toujours laissé transparaître dans sa musique un fort tropisme latino-américain. Il aime particulièrement épicer de grooves légers et entêtants des compositions ultra-mélodiques habillées d’arrangements aux couleurs éclatantes servant d’écrin luxuriant aux improvisateurs volontiers lyriques de son orchestre. En choisissant aujourd’hui d’apporter une sorte de mise en perspective autant biographique que géopolitique à ses orientations esthétiques hybrides, Matute franchit un cap et signe avec ce nouveau disque aux allures de quête identitaire ironiquement intitulé Dolce Vita, une œuvre mature, complexe et constamment passionnante.
Replongeant dans l’histoire de sa famille, et plus particulièrement de son père obligé de fuir le Honduras en 1972 suite à la mise en place par les États-Unis de la dictature du général Oswaldo López Arellano, au profit de la société américaine d’exploitation de bananes United Fruit Company, Matute compose une fresque musicale toute en nuances et faussement légère, mêlant l’intime et le politique avec beaucoup de finesse, en évoquant au fil des plages la douleur de l’exil (Tegucigalpa 72), la révolte des paysans colombiens en 1928 (Santa Marta), ou, à travers l’évocation baroque d’un tableau de Frida Kahlo, l’affirmation superbe de la vitalité du réalisme magique propre à la culture latino-américaine (Gringolandia).
A la tête de son Large Ensemble (composé toujours du saxophoniste Léon Phal, du pianiste Andrew Audiger, du trompettiste Zacharie Ksyk, du contrebassiste Virgile Rosselet et du batteur Nathan Vandenbulcke), Louis Matute invite sur quelques titres une pléiade de vocalistes de grand talent (la diva brésilienne Joyce Moreno sur la ballade O que é o amor ; le rappeur genevois originaire de Chicago Rico TK dans I’ll See You Soon ou encore la chanteuse française Gabi Hartmann sur le très beau thème final Lençois de Chuva) pour multiplier les humeurs et les perspectives.
Avec cette musique aux mélodies somptueuses et aux grooves irrésistibles, magnifiée par un très beau travail d’étagement sonore offert par les arrangements et la production (au point de donner l’impression à l’auditeur d’assister au déroulement d’un paysage onirique au travers d’une vitre embuée, à la manière d’un souvenir fantasmé), Louis Matute signe un disque fort et très personnel, animé d’une tension sourde sous sa nonchalance ensoleillée.
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Chez Steph44200 :
Streamer Eversolo DMP-A6 - DAC Singxser SDA-6PRO - Préampli Topping Pre90 - Ampli YBA 3 Delta DT - Enceintes Davis Acoustics Krypton 6
Barette secteur et ficelles JSV-Audio, YBA et Razmote
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