2 parutions Mahlériennes majeures d’Anthologie chez le Palais des Dégustateurs
2 prises de son Radio de la fin du 20ième siècle, donc très décentes et réalistes mais avec la présence du public que l’on entend d’ailleurs de moins en moins car il ne pense plus à tousser au fil de la montée en tension crée par les chefs
Tout d’abord mon chouchou Carlos Païta dans ce qui restera son avant dernier concert ! La 6ième par l’Orchestre Philharmonique Royal de Liège dans sa salle (21/11/1997) Il dirigera une ultime fois le même orchestre le demain à Bruxelles dans la même œuvre.
https://lepalaisdesdegustateurs.com/stor...-828672546
J’ai écrit ce matin au producteur Eric Rouyer « je suis complétement stupéfié et pourtant j'étais prévenu [par lui-même et la lecture du livre de André Hirsch]
Tétanisé serait presque plus adapté »
Il me répond : « Un effondrement céleste. Le dernier mouvement devient effrayant et se termine pour moi grâce à Carlos Païta comme la 15ème de Chostakovitch. Dans l'interrogation et la frayeur. »
Lors de la parution de la version de K Kondrachine avec l'orchestre du SudwestFunk de Baden Baden 20 novembre 1981, Christophe Huss écrivait en 2011 "Une 6ième qui vous rentre ainsi dans le corps et vous ébranle de la tête au pied, au disque, vous n'en trouverez pas"..
Et bien c'est fait ..
Et parution quasi simultanée mais là aussi transcendante
La 7ième du même Mahler par E Svetlanov et son orchestre de la Fédération de Russie en concert au Festival Radio France d’Occitanie Montpellier
https://lepalaisdesdegustateurs.com/stor...-833260538
Voici ce que j’écrivais à Eric Rouyer :
« Je tiens les chefs russes comme des pépites inconnues dans les répertoires de Bruckner (Rozhdestvenski! comme dans Sibelius d'ailleurs ) et Mahler (où je côtoie volontiers Kondrashin, en particulier dans cette 7ième).
Je ne connaissais pas Svetlanov dans Mahler même si je savais qu'il avait gravé l'intégrale au chant du monde (ou l'un des avatars qui ont succédé à cet éditeur qui nous a fait connaître Melodya).
Il y est d'une densité incroyable, d'une touffeur noire (1er mvt) d'un motorisme lancinant qui pourrait rappeler Shosta (1er musique de nuit), avec des moments de poésie là où on ne l'attend pas forcément (clochettes, ritournelle du dernier mouvement)
Etre Russe est d'ailleurs leur principal point commun entre les 2, car Kondrashin tire souvent vers un contraste Lumière / Révolte (14 min contre 21 pour la seule NachtMusik 1)
Prise de son, scories de l'orchestre, coups de pieds du chef, toux du public qui est de plus en plus discret: On y est ; C’est la vérité brute d’un moment historique
Petit rappel pour ceux qui auraient laissé passer les 8ième de Bruckner et Shosta parce qu’elles n’étaient publiées qu’en CD : Elles sont maintenant disponibles en téléchargement (même site PDD36T moins de 13€ pour 2 interprétations inoubliables !!)