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Aménagement sur mesure, Monitoring PSI Audio & Optimisation Linux (version 6)
#31
Bonjour Felixdacat,

Très simplement, j’ai effectivement le sentiment d’un son moins dur et moins sibilant. J’associe cette petite « fatigue auditive » réduite à un rendu un peu plus doux dans le haut du spectre sur le DAC LAiV en mode NOS, plus particulièrement sur certains morceaux, mais aussi à une articulation légèrement différente.
Il y a un petit quelque chose qui me pousse à croire que cela serait un son plus naturel chez moi, et la musique me porte ainsi avec une petite impression de « moindre effort »
Pour répondre au mieux et comprendre mon propre ressenti initial, je me rends compte que je dois commencer par dissocier deux aspects : la nature de mes moniteurs et la philosophie interne du Wandla.

1. Sur la question du DSP
Quand tu évoques un DSP entre parenthèses, je me demande si tu ne fais pas une confusion. En effet, de mon côté, mes PSI Audio A23-M sont de pures créations 100 % analogiques : elles n'embarquent absolument aucun DSP ni aucune correction numérique interne. Tout le filtrage, l'alignement temporel (système CPR < 0,6 ms) et l'asservissement de la membrane (technologie AOI à impédance négative) sont réalisés par des circuits discrets analogiques en Classe G et A/B. Il n'y a donc aucun calcul numérique dans mes enceintes.

2. Le Ferrum Wandla : un ESS travaillé et "doux"
Le Wandla ne se résume pas à sa puce ESS Sabre ES9038Pro. En amont, les ingénieurs de HEM ont intégré un processeur ARM Cortex-M7 propriétaire, baptisé SERCE. Ce cœur logique gère des filtres numériques très poussés (HQPlayer, éditions GoldenSound II) ainsi que différents profils de traitement harmonique et de mise en scène. Grâce à ce travail communautaire et logiciel, le Wandla est un DAC ESS particulièrement doux et incarné. J'ai partagé de très longues séances à ses côtés sans jamais ressentir la moindre fatigue, à l'exception de rares morceaux de folk où des violons saturés et agressifs venaient heurter une sibilance un peu pointue.

La découverte du R2R avec le LAiV µDAC
C'est précisément ce point qui m'a poussé à étudier les technologies R2R et à retenir le LAiV µDAC (épuré de toute alimentation alternative et de contrôle de volume interne). Exploité en mode NOS, il supprime totalement les oscillations numériques transitoires (pre-ringing) au profit du corps et de la matière physique de l'instrument.
En champ proche (à 1,60 m), l'écoute avec mes moniteurs de studio actifs est intransigeante. C'est un rendu très différent d'une configuration de salon audiophile passive classique. Sur un système passif traditionnel, le filtrage interne et l'absence d'asservissement des membranes créent un léger traînage mécanique, tandis que l'acoustique de la pièce agit comme un diffuseur qui floute et "lisse" les micro-détails. Chez moi, l'équation s'incrémente tout autrement : n'étant pas pollué par la pièce, le son direct est d'une très grande précision.
Sur le plan de la physique, pour qu'une onde carrée reste carrée à la sortie d'un haut-parleur, il faut que toutes les fréquences arrivent en même temps (ce que fait le CPR) et que la membrane s'arrête net sans osciller (ce que fait l'AOI). C'est pour cela que l'absence de pré-oscillations du LAiV µDAC en mode NOS s'entend immédiatement chez moi : mes haut-parleurs ont la très rare capacité physique mondiale de respecter la géométrie temporelle de ce signal. La qualitative revue Sound On Sound relevait d'ailleurs dans son banc d'essai que cette synergie exclusive rend le système de PSI "almost capable of reproducing a square wave" (https://www.soundonsound.com/reviews/psi...-a17m-a21m).

Le mode NOS est-il "le plus proche" de l'enregistrement ?
La réponse dépend du domaine (temporel ou fréquentiel) que l'on privilégie. C'est ici que la psychoacoustique intervient :
  • Dans le domaine temporel (Avantage NOS) :
    Le signal est mathématiquement plus propre sur les transitoires car il évite les filtres d'interpolation numériques artificiels (https://forum.rme-audio.de/viewtopic.php?id=43020).
    L'avantage du mode NOS est de préserver une réponse impulsionnelle parfaite et instantanée, sans étaler l'énergie du signal de part et d'autre de l'attaque. On évite ainsi le lissage artificiel des micro-détails temporels inhérent aux filtres numériques d'interpolation.

  • Dans le domaine fréquentiel (Inconvénient NOS) :
    Selon le théorème d'échantillonnage de Nyquist-Shannon, le suréchantillonnage reste la seule voie mathématique pour reconstruire la sinusoïde continue de l'enregistrement original. Le mode NOS brut (surtout en 44.1 kHz) provoque une légère chute des hautes fréquences (effet de la fonction sinc) et génère des repliements de spectre (aliasing) massifs dans la bande des ultrasons (https://www.audiosciencereview.com/forum...ers.69074/).

Il convient toutefois de nuancer l'idée d'un "filtre naturel" de mes enceintes. Si le tweeter de mes PSI A23-M chute effectivement après 23 kHz, bloquant acoustiquement la perception directe de ces ultrasons parasites, l'étage d'amplification analogique amont doit tout de même absorber cette énergie électrique brute. Cela expose le système à un risque de distorsion d'intermodulation qui peut, elle, redescendre dans le spectre audible.

Si ce rendu NOS s'avère chez moi pourtant si gratifiant, organique et dénué de fatigue, c'est tout d’abord que mon architecture informatique amont compense les faiblesses inhérentes à cette technologie. Le mode NOS est notoirement intolérant à la gigue d'ordonnancement. En éradiquant ce jitter informatique par un cloisonnement logiciel strict sous Linux (Slices Systemd, isolation asymétrique bi-die) et en stabilisant le rail PCIe via des supercondensateurs Ian Canada, le flux ALSA délivré possède une parfaite régularité temporelle. Libéré de ce flou, le réseau de résistances du DAC R2R s'exprime idéalement.

Ensuite, cette texture organique et cette absence de traînage numérique sont alors fidèlement traduites sur le plan mécanique par mes PSI A23-M, dont les technologies exclusives (CPR et AOI) éliminent le traînage électromécanique et les rotations de phase impossibles à maîtriser sur un système passif de salon traditionnel. Le fait d’entendre ces technologies R2R, NOS et acoustiques actives exprimer pleinement leur potentiel me semble ainsi directement valider tant la synergie qu’une homogénéité globale de mon architecture DIY, de la source informatique multitâche jusqu'aux transducteurs.

Plus de détails sur la philosophie PSI Audio sont disponibles sur https://www.psiaudio.swiss/our-philosophy/

Pourquoi l'écoute "optimale" varie-t-elle d'une oreille à l'autre ?
Chaque individu possède une sensibilité auditive différente face aux compromis imposés par la conversion numérique :
  • Sensibilité temporelle :
    Si votre oreille est ultra-sensible à la phase et aux attaques transitoires, le mode NOS vous paraîtra plus "vrai" et incarné. Le cerveau identifie immédiatement le volume physique des instruments sans effort de décodage.

  • Sensibilité spectrale :
    Si votre oreille est plus sensible à la bande passante et à la pureté fréquentielle, un traitement avec suréchantillonnage performant (comme le processeur SERCE du Wandla) semblera "meilleur". Il offre une restitution plus précise, plus droite et une image stéréophonique possiblement plus large.

L'utilisation d'un traitement audio ou de filtres n'est donc pas une hérésie (https://www.diyaudio.com/community/threa...901/page-2). Elle déplace simplement le curseur de la perfection : de la pureté temporelle (NOS) vers la rigueur fréquentielle (Oversampling).

Pour autant, je ne rejette pas le Wandla : sur mon système, pour les films, le jeu vidéo ou la musique électronique (ou selon les morceaux ou mon humeur), son impact macro-dynamique et pouvoir de séparation avec sa définition spatiale restent magistraux, et ce sans compter sur son évolution future.

Ils me semblent ainsi en réalité complémentaires.

Ce message sera possiblement trop long pour beaucoup de personnes, mais que cela soit pour moi (ou d’autres débutants), je ne pense pas qu’une réponse courte puisse être pertinente sans connaître et comprendre avec quel matériel et dans quel contexte un son a été produit.
Pour ma part, j’ai découvert de nouvelles références et beaucoup appris en réalisant ce message.

La suite de l'expérimentation
Je ne pourrai valider définitivement ces ressentis que lorsque la chaîne sera complète. De plus, je suis aussi dans l’attente de la livraison d'un switch XLR passif Goldpoint SA2XM-I-47 pour commuter proprement les deux sources.

Si les tests confirment cette complémentarité, je m'orienterai probablement vers une double ligne en sortie du pc :
  • L'interface USB avec un iFi Audio iPurifier Pro sur le port pour alimenter le Wandla (qui profitera du reclocking de son processeur SERCE).

  • La ligne directe physique PCIe Pink Faun + supercondensateurs Ian Canada en liaison synchrone brute I²S dédiée au LAiV µDAC en mode NOS.

De plus, je pourrai utiliser le LAiV µDAC comme référence afin d’écouter et de chercher à comprendre l'impact des différents filtres et paramètres du Wandla, ou inversement pour les modes OS/NOS du LAiV µDAC, en exploitant ainsi la dualité de mon système.

Dans tous les cas, si je me documente autant, théorise avant d’avancer pas à pas et passe par tant de phases de tests, c’est bien pour acquérir une compréhension et de l’expérience qui me font défaut. 
Je pense toutefois que j’arrive au bout de ce que je peux faire avec mon installation et que je vais, pour un moment, pouvoir simplement en profiter. 

Si tu penses que je me fourvoie ou si tu as des suggestions ou des points de vigilance sur lesquels je devrais porter mon attention afin de ne pas reproduire les erreurs typiques de néophyte, c’est avec plaisir que j’accueillerai toute proposition.

Cordialement,
« Un profil studio neutre en champ proche, pour une immersion artistique originelle »
Acoustique : Mobilier & traitement acoustique passif 100% DIY
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Dac/Préamp : Ferrum Wandla GS Ed. II + Ferrum Oor
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#32
Rebonjour,

En complément, voici les réglages appliqués sur mon DAC Wandla :
  • Digital Filter : HQ Short
  • Tube Mode : ON ➔ 300B (Intensité : 50%)
  • Impact+ : ON ➔ Smooth (Intensité : 30%)
  • Spatial : OFF

Je me rends compte qu’avec mon installation, mon écoute est plutôt portée sur une rigueur temporelle.

Cela me semble pertinent à savoir, tant pour l’affinage futur de mon système que pour la compréhension et l'expression de mon ressenti.

Cordialement,
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#33
Bonjour à toutes et à tous,

Je me lance enfin dans la mesure acoustique pour essayer de comprendre et de documenter le comportement de mon système.

Pour situer le contexte, ma chaîne est actuellement en cours de transition (voir mes précédents messages). 
Mon objectif final est de tendre vers un respect strict du domaine temporel brut, de manière purement matérielle et passive.

Il me manque encore quelques maillons essentiels (en retour de SAV et switch XLR goldpoint) pour finaliser l'architecture complète, notamment pour pouvoir exploiter mon LAiV Harmony uDAC en mode NOS (Non-OverSampling) au sein de mes tranches système Linux.

En attendant, j'ai réalisé une première série de mesures avec mon matériel fonctionnel : un DAC Ferrum Wandla (GoldenSound Edition II) configuré sur le filtre numérique HQ Short (censé limiter le pré-écho), qui alimente directement mes moniteurs actifs PSI Audio A23-M.

Côté pièce, je fonctionne dans un espace enveloppant : un "Z" de trois panneaux de séparation de bureau de chaque côté, formant presque un demi-cercle autour de la position d'écoute.

Je viens tout juste de franchir une étape importante en retirant l'intégralité d'un doublage arrière de 80 mm en laine de roche à haute densité (100 kg/m³), que je suspectais de se comporter comme un miroir acoustique trop réfléchissant dans le bas-médium.

Le traitement de finition définitif (panneaux à lattes de bois Aeco Sound sur un plénum de 20 mm) n'est pas encore installé. 
La cloison arrière est donc brute pour l'instant (composée d'un panneau Belani de 40 mm doublé de chaque côté par 10 mm de fibre acoustique synthétique de 40 kg/m³), et les deux panneaux centraux, qui s'ouvrent dans le passage de l'embrasure comme des doubles portes vers mon hall d'entrée, étaient fermés pour ce test.

N'y connaissant absolument rien à REW, j'ai configuré le protocole (notamment l'indispensable Acoustic Timing Reference avec un micro ECM8000 et un Zoom H1 XLR configuré en 48 kHz / 32 bits) avec l'aide d'une IA pour m'aiguiller pas à pas dans les méandres des configurations graphiques Linux et Java.

Je vous joins mes quatre premiers graphiques (Group Delay, Clarity, RT60 et Impulse en %). 

De ce que je crois comprendre de ces premiers relevés :
  • Le Group Delay et l'Impulsion en % :
    Le comportement au-delà de 1 kHz semble plutôt encourageant. L'impulsion en % montre un front de montée très net et vertical, sans pré-oscillations (pre-ringing) visibles à gauche du repère 0 ms. La ligne de retard de groupe s'aligne remarquablement bien.
  • La Clarté et le RT60 :
    Les scores de clarté (C50/C80) ressortent très élevés et le temps de décroissance est ultra-rapide (RT60 sous les 150 ms dans le médium).
  • Le Bas-médium et le Grave :
    En revanche, les choses se gâtent nettement sous les 200-300 Hz. Le bas-médium et le grave subissent encore des variations. J'imagine que c'est la dure loi de ma petite pièce, combinée à l'absence de véritables bass-traps volumineux capables de dompter ces longueurs d'onde.

lien : https://drive.google.com/file/d/1Rsn1S7B...sp=sharing

Je sollicite aujourd'hui votre assistance et votre expertise collective pour m'aider à analyser plus finement ces premières courbes.

À la vue de ces résultats, quelle démarche logique me conseilleriez-vous d'entreprendre pour la suite (notamment sur l'intégration géométrique de mon futur traitement à lattes de bois Aeco Sound) ? 

Quelles sont les limites acoustiques physiques incontournables liées à la taille de ma pièce que je vais devoir accepter, sachant que je souhaite éviter autant que possible les corrections logicielles par DSP ?

Au plaisir de lire vos conseil et d'échanger avec vous !

[Image: a.jpg]
[Image: b.jpg]
[Image: c.avif]
[Image: Clarity.png]
[Image: GD.png]
[Image: Impulse-en-pourcent.png]
[Image: RT60.png]
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#34
Merci pour les précisions! Quand je parlais de DSP, je pensais au DAC Ferrum Wandla avec son module de système audionumérique SERCE, dont les fonctionnement me fait penser à un DSP. Ca me fait d’ailleurs un peu penser aux DAC Weiss qui embarquent également un DSP relativement puissant. Les DAC de chez Weiss utilisent également des puces Sabre ESS ES9038 Pro.

Pour les PSI Audio, comme je possède des A14-M Broadcast, des A25-M couplés avec des subs A225-M (ainsi que des Rowen AT1, ancêtres des PSI A215-M), je pense pouvoir affirmer que j’apprécie tout particulièrement ces enceintes sans DSP. J’espère d’ailleurs que PSI Audio continue sur cette voie, ou du moins continue de proposer des enceintes sans DSP. Mais quand on voit que les AVAA C214 sont basées sur un système DSP, il n’est pas à exclure que PSI s’engage également dans la voie numérique avec une future enceinte active. Si ça devenait le cas, j’espère qu’elle complète la gamme classique/sans DSP.
il n'y a pas de vérités, mais des tendances dans la réalité.
#35
Bonjour Felixdacat,

Tu as une installation qui fait rêver, et, en tout état de cause, l'espace qui va avec !

De mon côté, j'ai repéré le tout dernier conducteur de dôme étendu (EXD - Extended Dome Driver) que PSI Audio a sorti sur les A226-MAIN. 
J'aurais bien voulu l'entendre, mais cette technologie n'est pas encore descendue sur les A23-M. De plus, je ne dispose pas du recul nécessaire chez moi pour les positionner correctement, la marque spécifiant une distance d'écoute idéale entre 2 et 5,5 mètres, en précisant bien que ce modèle est moins adapté à une intégration purement domestique.

Pour ce qui est des AVAA C214, je regarde ça de près car je réfléchis encore au système de piège à basses que je vais mettre en œuvre. Ce modèle est idéalement compact pour venir se placer derrière mes parois, mais son tarif actuel reste un investissement très élevé pour moi en ce moment, ce qui le positionne quelque peu hors budget. 

À la place, je dispose d'une réservation au sol qui s'inscrit sur la surface d'un trapèze rectangle de 55x12 cm de côtés sur une base de 60 cm. Cela me donne une colonne à remplir en laine de roche bien suffisante pour cibler un piège à basses passif allant possiblement jusqu'à environ 65 Hz, le tout dans un projet DIY à moindre frais. 
Je suis déjà en train de réfléchir aux matériaux et à la création de plateaux intermédiaires en textile poreux / maille ouverte, l'objectif étant de ne pas casser l'onde verticale tout en évitant le tassement de la laine avec le temps.

Quant à ta remarque sur le fait que l'arrivée de l'AVAA C214 (qui embarque effectivement un système numérique à double DSP) pourrait présager que PSI s'écarte de l'analogique pour ses futures enceintes, j'en doute quelque peu.

En effet, ce qui fait la valeur de leurs écoutes mais aussi l'ADN de l'entreprise, c'est le test et le tri manuel, un à un, de chaque composant. 
C'est la hantise d'une chaîne de production de masse tel que d'autres marques le font. 
PSI Audio reste à ce jour le seul fabricant au monde à proposer un couplage de phase (CPR) et d'arrêt de la membrane (AOI) 100 % analogique, garantissant un signal pur et sans aucune latence. 
Surtout, l'absence de conversion AN/NA sur leurs gammes de monitoring évite de renumériser le signal, ce qui préserve tout l'intérêt et l'investissement de l'installation qu'on met en amont.
C'est précisément ce qui rend cette marque si unique et qualitative. 

Avec tes magnifiques A14-M Broadcast et tes A25-M couplées aux subs A225-M (sans oublier les Rowen AT1 !), tu es particulièrement bien placé pour savoir pourquoi on les choisit. 
On ne peut qu'espérer, comme toi, qu'ils sanctuarisent cette gamme classique sans DSP.

Tu comprendras donc sans doute que pour le coup, moi non plus je ne regrette pas du tout mon choix !  Big Grin

Au plaisir de lire la suite de tes retours,
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#36
Bonjour à tous,

En continuité avec mes derniers échanges, voici l'avancée de mes réflexions sur le traitement acoustique de la pièce, schéma à l'appui (attention, l'image est inversée/à l'envers).

[Image: Capture-d-cran-du-2026-07-06-21-02-55.png]

Voici le concept retenu pour la zone arrière :
  • Suppression des cloisons légères extérieures : 
    Remplacées par deux super-pièges à basse massifs de forme trapézoïdale d'environ 400 litres chacun.
  • Amortissement des boiseries : 
    Recouvrement du fond des armoires avec des housses textiles de 8 cm remplies de laine de roche.
  • Plénum biseauté progressif : 
    Mise en place d'une géométrie en pente douce pour briser le parallélisme et guider fluidement l'onde vers le centre.
  • Finition et diffusion : 
    Recouvrement complet de la structure par les panneaux de type Aeco (lattes de bois), tout en conservant une fente d'air périphérique de 2 cm autour des modules mobiles pour l'écoulement.

Que pensez-vous de cette approche géométrique et de la gestion des volumes ? 

Si certains d'entre vous ont des retours d'expérience sur ce type de configuration asymétrique pour les basses fréquences, je suis preneur !

Merci pour vos avis.
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#37
Bonjour à toutes et à tous,

Pour faire suite à mes derniers messages, j'ai le plaisir de partager avec vous le document complet de ma feuille de route réactualisée.

Ce document PDF comprend notamment une vue en plan cotée et à l'échelle permettant une totale compréhension des éléments, des volumes et des angles de ma future structure arrière. 

Il détaille la fabrication et les dimensions précises de mes super-pièges à basse trapézoïdaux (version évoluée d'environ 2 x 530L), ainsi que la modélisation géométrique en double "W" (ou 2x "Z") et du plénum biseauté progressif pour optimiser l'écoulement acoustique, mais aussi l'entrée d'air de la pièce. 

Vous y trouverez également les spécifications techniques de la segmentation étanche de mes panneaux à lattes Aeco Sound et leur orientation, qui, je pense, devraient pouvoir préserver l'alignement temporel natif (CPM) de mes moniteurs PSI Audio.

Le fichier inclut l'ensemble de mes premiers relevés REW complets (SPL, Distorsion, Impulse, Group Delay, RT60 et Clarté) avant travaux. 
Ils permettront ainsi de juger le résultat en temps opportun, une fois le chantier finalisé.

Vous pouvez télécharger le document complet en cliquant sur le lien ci-dessous :

Télécharger la Feuille de Route Réactualisée - Traitement Acoustique (PDF)
lien : https://drive.google.com/file/d/1IWVpgya...sp=sharing


Un grand merci d'avance pour vos retours, vos critiques ou vos suggestions sur cette approche géométrique 100% passive et DIY !

Au plaisir de vous lire,
Cordialement,

PS : 
Vous noterez peut-être que je suis passé d'un délai d'émission / enregistrement sous REW de 10 ms à 0,05 ms. 
Pour cela, j'ai dû corriger des problèmes de latence issus de Java 8 sous Ubuntu 26.04. 
De plus, comme il n'y a plus Xorg, j'ai rencontré un petit souci d'affichage sous Wayland.
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#38
[RELEVÉS EXPÉRIMENTAUX V6] L'impact du traitement passif à électronique constante (LAiV NOS / PSI Audio)

Bonjour à toutes et à tous,

En attendant de pouvoir finaliser mon chantier de menuiserie définitif, je vous propose un point d'étape métrologique intermédiaire sous forme de "crash-test" acoustique. L'objectif est de valider par des relevés la trajectoire de mon projet avant d'attaquer la fabrication des modules lourds.

1. Protocole et méthodologie : Une constante électronique absolue

Pour que ces mesures soient rigoureusement comparables, l'intégralité de la chaîne matérielle est restée strictement identique et inchangée entre les trois relevés. Aucun DSP ni aucune correction numérique n'interviennent. Le signal est 100 % analogique dès la sortie des résistances du DAC :
  • Transport / Source : PC Ubuntu 26.04 (Architecture Slices V6) → Liaison PCIe synchrone brute via Pink Faun I²S Bridge (MCLK sur OFF).

  • Alimentation : Ligne linéaire Ian Canada LinearPi Pro + double bloc de supercondensateurs UcConditioner (5V).

  • Conversion : Laiv Harmony uDAC exploité exclusivement en mode NOS (Non-OverSampling) R2R.

  • Diffusion : Moniteurs actifs analogiques PSI Audio A23-M (technologies CPR et AOI natives).

  • Distance d'écoute : Champ proche à 1,60 m.

La méthodologie étant strictement identique, nous isolons la seule et unique variable de cette équation : l'acoustique de la pièce.

2. Description des 3 configurations acoustiques testées

J'ai superposé les trois relevés SPL (bruts et lissés en mode Psychoacoustique sous REW) qui documentent ma progression :

Courbe ROUGE : L'état "À Nu"
Les deux armoires latérales et symétriques de la pièce (avec le passage ouvert vers le hall entre deux) sont totalement à nu. Le bois rigide et verni se comporte comme un miroir spéculaire.

Résultat : 
C'est l'anarchie acoustique. Le filtrage en peigne est massif, le haut du spectre subit un hachage permanent et d'importantes annulations destructives apparaissent dans le bas-médium.

Courbe JAUNE : Les cloisons 60mm seules
Mise en place de 2x3 panneaux de cloison de bureau installés en "Z" de chaque côté, formant un début de structure enveloppante autour du point d'écoute.

Résultat : 
Le niveau global remonte et se stabilise. La géométrie en Z commence à casser les réflexions directes les plus agressives et à homogénéiser le médium.

Courbe VERTE : Le "triangle de fortune" (cloison + Housses)
Installation d'une housse (80 mm remplie de laine de roche haute densité à 100 kg/m³) sur les murs latéraux, dans le prolongement des boiseries. Deux housses côte à côte recouvrent totalement les deux faces des boiseries arrières (toutes les housses sont placées derrière les cloisons). En utilisant la housse de l'embrasure, j'ai formé un triangle équilatéral fermé avec un panneau de la paroi 60mm.

Résultat : 
C'est la configuration supérieure. Au-delà de 200 Hz, la courbe se tend pour devenir quasi rectiligne (+/- 5 dB). Les voix et les timbres gagnent une clarté immédiate.

[Image: Capture-d-cran-du-2026-07-20-19-37-03.png]
[Image: Capture-d-cran-du-2026-07-20-19-37-17.png]

3. Conclusion : Le cas spécifique de PSI Audio vs le DSP

On pourrait être tenté de corriger les accidents restants (notamment sous 100 Hz) via une égalisation numérique (DSP). Si cette solution « simplifiée » fonctionne sur des enceintes classiques, elle brise le cœur technologique de PSI Audio pour deux raisons fondamentales :
  • La destruction de l'alignement de phase natif (technologie CPR) :
    Les ingénieurs d'Yverdon-les-Bains intègrent le circuit analogique CPR (Compensated Phase Response) qui aligne la phase de manière parfaite (< 0,6 ms) sur tout le spectre. C'est ce qui donne cette image stéréophonique tridimensionnelle et cette focalisation ultra-précise.

Le problème du DSP : 
Un égaliseur numérique (qu'il soit à phase minimale ou à phase linéaire) introduit inévitablement de la rotation de phase ou du pré-écho (pre-ringing). Appliquer un DSP sur une PSI Audio revient à casser mécaniquement l'alignement temporel analogique parfait calculé par le constructeur.
  • L'aveuglement face au traînage temporel (technologie AOI) :
    Le système AOI (Active Impedance Output) de PSI ajuste en temps réel l'amortissement de la membrane du haut-parleur en fonction de la pression de l'air, pour éviter que le haut-parleur ne continue à vibrer après l'impulsion.

Le problème du DSP : 
Si votre pièce présente une résonance à 42 Hz (comme c'est le cas ici), l'énergie s'accumule dans l'air de la pièce et y stagne pendant des centaines de millisecondes. Un DSP va simplement baisser le volume du signal envoyé à l'enceinte à 42 Hz. 
Le micro de mesure verra une courbe plus droite, mais le traînage acoustique dans la pièce reste identique : la pièce continue de résonner. 
Le DSP triche sur le volume, mais ne résout jamais le problème temporel.

La solution intègre :
Puisque le couple LAiV uDAC (mode NOS) et PSI Audio (analogique / CPR / AOI) délivre un signal temporellement parfait, la seule manière de ne pas le polluer est de traiter l'environnement.

C'est pourquoi je cherche à capitaliser au maximum sur les limites physiques de ma pièce. Les 530 litres de laine de roche de mon projet ne modifient pas le signal électrique ; ils absorbent physiquement l'énergie acoustique accumulée dans la pièce pour permettre aux technologies AOI et CPR de s'exprimer sans entrave environnementale.

Je reste convaincu qu'une pièce à l’acoustique maîtrisée passivement aura toujours infiniment plus à offrir qu’un système corrigé par DSP, car l'égalisation numérique ne fait que masquer les symptômes électriques sans jamais résoudre les pathologies physiques du lieu.

C'est ce constat métrologique et cette philosophie qui commandent mon orientation vers le système définitif :
  • Le cubage lourd (2 x 530L) : 
    Passer à des super-pièges à basse trapézoïdaux massifs en OSB dans les angles arrières pour absorber, au mieux, l'extrême-grave sous 60 Hz. Conformément aux principes de mon guide technique, le choix d'un absorbant poreux (laine de roche à densité moyenne de 50 kg/m³) est un arbitrage conscient. Travaillant sur la vitesse de l'onde plutôt que sur la pression, il ne remplace pas un piège accordé à membrane, mais il offre le meilleur compromis d'atténuation large bande sans la complexité d'un résonateur mécanique ciblé.

  • Le plénum en biseau : 
    Un vide d'air progressif (50 à 108 mm) pour casser le parallélisme et guider l'onde vers la zone de décompression.

  • Le lattage composite (Aeco) croisé : 
    Remplacer le tissu poreux nu par des lattes de bois horizontales/verticales pour réinjecter de la diffusion géométrique et de la brillance, afin de garder une pièce vivante au quotidien sans sur-amortir l'aigu.


4. Échanges avec la communauté

Je sollicite vos avis, critiques et suggestions sur cette approche géométrique 100% passive et DIY ! Que pensez-vous de la transition observée entre ces trois étapes ?

Parce que naviguer à l'aveugle est toujours compliqué, je compte continuer à m'appuyer, pas à pas, sur la métrologie.

Dans la limite de mon temps et de mes configurations logicielles, je vous propose de réaliser des relevés spécifiques sous REW si certains d'entre vous ont des demandes particulières ou des points précis à documenter (sur la cascade, le RT60, la phase ou d'autres overlays). Dites-moi ce qui vous intéresse !

Au plaisir de lire vos retours et d'échanger avec vous,
Cordialement,
Alain
« Un profil studio neutre en champ proche, pour une immersion artistique originelle »
Acoustique : Mobilier & traitement acoustique passif 100% DIY
Source/Transport : PC Debian temps réel • (scripts déterministes) Slices/Cgroups • Pink Faun I²S
Alim/Filtre : Alim. linéaire & supercondensateurs Ian Canada + Ferrum Hypsos
Dac/Préamp : Ferrum Wandla GS Ed. II + Ferrum Oor
Moniteurs : PSI Audio A23-M (Tri-amp active analogique, CPR & AOI)
#39
Je partage ton avis sur le fait de traiter la pièce au niveau acoustique et de ne pas appliquer de correction DSP. Tout dépend la taille de la pièce, la pression sonore (qui peut être très importante sur des PSI A23-M), etc…il faudra appliquer un traitement plus ou moins conséquent.

Dans mon home-studio, j’ai travaillé avec un acousticien qui m’a établi un plan complet en rapport avec le traitement acoustique à apporter. Il m’a proposé deux approches, une première très complètement DIY, avec la fabrication des panneaux, bass-traps, résonateurs de helmholtz, diffusion, etc. et une seconde approche avec un mélange DIY/produits disponibles dans le commerce. C’est cette approche pour laquelle j’ai finalement opté. Elle coûtait un peu plus, avec au final un résultat relativement semblable.

Je lui ai également demandé un traitement pas trop « lourd », dans le sens que je n’ai ni un studio d’enregistrement/mixage ou une régie mastering. C’est avant-tout un home-studio de production, overdubbings, mixages grossiers, etc…le traitement acoustique y est donc plus léger. Mais il y a tout de même pour près de CHF 3’000.00 de matériel de traitement acoustique…j’aurais également pu réduire la quantité de bass traps en optant pour les PSI Audio AVAA, mais j’aurais fait exploser le budget qui serait facilement passé à CHF 7’500.00 - 8’000.00. J’aurais cependant gagné en place. Car les bass-traps dans les angles prennent beaucoup de place/volume.

Si j’avais d’autres enceintes qui ne sont pas équipées des technologies CPR & AOI, je pense que je complèterais le tout avec un système à base de DSP. Ou alors opter pour des enceintes telles que les Genelec avec la technologie GLM. Ca fonctionne très bien également. Mais j’ai fait le choix de PSI Audio avec son approche complètement analogique et j’essaie de la respecter jusqu’au bout. Donc traitement acoustique « classique/analogique… ».

Dans ce sens, je pense que ton approche est la bonne. Tu es courageux de te lancer tout seul, mais à ce que je vois tu aimes lire et acquérir du savoir sur le sujet. Je pense que l’on peut aller très loin de cette manière. Mais parfois un petit coupe de pouce d’un acousticien peut être déterminant. Il y a Joel Godel (basé à Morat) qui est un expert en la matière.
il n'y a pas de vérités, mais des tendances dans la réalité.
#40
Bonjour Felixdacat,

Un grand merci pour ton retour et ce partage d'expérience très enrichissant.

Tu as parfaitement ciblé le cœur de ma démarche : au-delà du résultat final, c'est d’abords l'apprentissage par l'expérimentation concrète et le DIY qui me passionnent ici.

Ce fil me sert de carnet de route pour tester, rater, corriger et valider chaque étape, de l’utilisation d’un PC standard optimisé pour l'audio à la mesure (REW).

C’est dans cet esprit que ma démarche reste à la portée du commun des mortels, soit volontairement empirique, modulaire (tests de montage de la paroi en W, Z, U, piège à basse sommaire) et basée sur des matériaux courants ou détournés à moindre frais.

Pour l'anecdote, c'est la même logique qui me permet de faire parfaitement jouer en mode NOS un DAC R2R LAiV ou un WANDLA en I2S sans concession (Jitter PCM performance +12) avec un investissement de seulement CHF 550.- et un peu de temps d'optimisation logicielle sur un PC linux standard.

Les mesures REW valident d'ailleurs cette approche : au-dessus de 200 Hz, je tiens désormais une courbe avec lissage Psychoacoustique à ±3 dB, ce qui coche les cases d'un cahier des charges de studio pro pour cette zone.

De plus, la descente progressive constatée sous les 200 Hz démontre qu'à ce stade, j'ai déjà un très bon équilibre d'ensemble pour une acoustique domestique.

Faire appel maintenant à un acousticien pour déployer une solution passive sur mesure clé en main reviendrait, pour utiliser une image, à implanter un « DSP de luxe » : une hérésie alors que je n'ai pas encore été au bout de ce que je peux comprendre et fabriquer par moi-même.

C'est tout l'enjeu de ce carnet de route DIY : épuiser mes propres cartes d'abord.

Merci pour le conseil que je réserve pour plus tard et au plaisir de lire la suite de tes retours !
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