Bon, si ça continue, je vais être obligée de vous prescrire un clip de Doc Gynéco. Et en cas de récidive, ce sera orientation immédiate vers le forum de Doctissimo !
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Viens voir …. Viens voir le docteur non n’aie pas peur…
La hifi est femme. Imparfaite par nature, on la choisit pour ce qu'elle a, pas pour ce qu'elle dit avoir. Mais si on voit ses défauts avant ses qualités, on est pas fait pour en avoir une, mieux vaut se soulager sous la douche, en écoutant la radio.
(07-22-2026, 12:37 PM)Alouiro a écrit : Oui, je comprends, sauf que Linkin Park n’est pas trop ma tasse de thé.
On ne peut pas tous aimer la même chose.
Heureusement.
Je respecte tout à fait ton ressenti. C’est aussi ce qui fait la richesse de la musique : nous ne sommes pas tous touchés par les mêmes artistes.
Pour ma part, j’adore Linkin Park. Ce qui peut paraître paradoxal quand on parle de nu metal, c’est que ce qui me touche le plus, c’est toute l’émotion et toute la fragilité que Chester Bennington était capable de faire passer dans sa voix.
C’est d’ailleurs grâce à leur reprise de Breaking the Habit que j’ai découvert The Broken View. Aujourd’hui, je ne compare plus les deux groupes. Chacun a sa propre identité. En revanche, je retrouve chez le chanteur de The Broken View le même engagement dans l’interprétation. On sent qu’il vit chacune de ses chansons, et c’est précisément ce qui me touche.
Cet après-midi, je vais d’ailleurs me faire un immense plaisir en réécoutant mon petit CD acoustique, fraîchement arrivé des États-Unis.
Dernier clip, fraîchement sorti, extrait du troisième album, comme d’habitude, ils racontent une histoire. Ce groupe m’impressionne vraiment.
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Bonjour Enrin
Aucun souci avec ça, le but final de tout ceci étant avant tout de faire plaisir à ses oreilles et son cerveau propres (surtout ! Mdr), personnels, à soi même, en personne ...
Belles écoutes
Alou
Oracle Delphi Mk2 // Goldmund Metalazer 2 // Qobuz - Flybox 5G Orange - 1 attack cat8 - Ifi audio Lan Pro - Lalalis - Teac ud701n // Conrad Johnson PV11 // Conrad Johnson MV50 // Audiostatic wing A // CS Siltech xp20 et Wadia / Coax Siltech Ridge G5 / RCA JSV signature 2SE / HP JSV Signature 2SE ///
Les vieilleries d’alouiro: http://forum-hifi.fr/thread-36204.html
Présentation: http://forum-hifi.fr/thread-36071.html
07-24-2026, 08:59 PM (Modification du message : 07-24-2026, 09:01 PM par ~EnRin~.)
Après deux écoutes qui m’ont profondément marquée, je voulais partager quelques impressions.
Tout d’abord The Broken View. J’avais déjà énormément apprécié la version en streaming sur Qobuz (en haute résolution), mais le CD va encore plus loin. On gagne certes en définition, mais surtout en authenticité. La personnalité d’Austin apparaît davantage. Au début, certaines inflexions pouvaient parfois me faire penser à Chester. Avec le CD, cette impression s’estompe : Austin s’impose pleinement avec sa propre identité. L’ambiance du concert est également encore plus palpable ; le public, déjà bien présent en streaming, participe encore davantage à cette sensation d’être sur place.
J’ai ensuite enchaîné avec le deuxième album des Wellermen, que je n’avais plus écouté depuis plusieurs mois. Et là, j’ai eu l’impression de le redécouvrir.
Sur Hurt, avec Luke en lead vocalist, j’ai été frappée par la facilité avec laquelle je distingue désormais chaque chanteur. À un moment, tous reprennent ensemble et, même si j’arrive maintenant à identifier les différentes voix, elles conservent ce liant extraordinaire qui fait toute la beauté du groupe. Rien n’est artificiellement séparé : chaque voix existe pleinement tout en restant parfaitement intégrée à l’ensemble.
Puis est arrivée Song of Durin… et là, impossible de rester insensible. Ce morceau est tout simplement bouleversant.
Enfin, sur Amazing Grace, j’ai été particulièrement émue par les incroyables tenues de notes de Sam. Je ne les avais jamais perçues avec une telle évidence. C’était d’une beauté saisissante.
Au fond, cette soirée d’écoute m’a confirmé quelque chose que je recherchais depuis longtemps en haute fidélité : l’émotion n’est pas le prix à payer pour la lisibilité, pas plus que la définition ne doit se faire au détriment de l’incarnation. On peut avoir une superbe intelligibilité, une très belle définition, tout en conservant ce liant organique qui fait oublier la technique pour ne laisser place qu’à la musique. Et, pour moi, c’est probablement ce qui se rapproche le plus du Graal
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en termes d'émotion, j'imagine que tu connais ce grand classique -dans un style différent-, mais on ne sait jamais : le très fameux One Night Only des Bee Gees.
Trois versions de la 7e de Beethoven, et trois expériences finalement très différentes.
Avec Kleiber/Vienne, j’ai retrouvé une lecture très dense, tendue et dramatique, presque scénique. Une interprétation extrêmement prenante, mais dont l’intensité finit aussi par devenir assez oppressante pour moi.
Avec Blomstedt/Dresde, changement de registre : la danse prend davantage le dessus, avec beaucoup de jubilation et d’élan. Mais dans le dernier mouvement, cette danse devient presque trop insistante, comme si elle finissait par prendre le contrôle et ne permettait plus de s’arrêter. Une véritable « danse endiablée », au sens presque littéral du terme.
Et enfin Immerseel/Anima Eterna, qui est finalement ma préférée des trois. La danse est toujours là, mais beaucoup plus légère, aérée, respirante. Elle ne m’impose rien, elle m’emporte. Dans le dernier mouvement, je me suis retrouvée complètement happée, au point de presque m’endormir, non pas par ennui mais au contraire parce que j’étais totalement immergée dans la musique.
Trois interprétations auxquelles j’ai donc été connectée, mais de trois manières différentes : Kleiber m’a tenue, Blomstedt m’a entraînée, Immerseel m’a emportée.
Et changement complet d’univers ensuite avec Tori Amos et Under the Pink, un disque que j’écoute et que j’aime depuis sa sortie. Pourtant, sur mon système actuel, j’ai encore eu l’impression de le redécouvrir. Après Beethoven, je me demandais même si j’avais réellement envie d’écouter Tori Amos ; il aura suffi d’un morceau pour que je sois de nouveau happée.
Le plus étonnant a été Yes, Anastasia : je connais cet album depuis plus de trente ans et, au début du morceau, je ne l’ai tout simplement pas reconnu. J’ai même cru un instant entendre un titre que je ne connaissais pas. Puis la musique s’est développée et j’ai compris où j’étais. Cette voix fragile, profondément humaine et authentique, les silences, le piano, puis cette ampleur presque symphonique… magnifique.
Finalement, quatre écoutes très différentes qui m’ont rappelé la même chose : la connexion à la musique ne se manifeste pas toujours de la même manière. On peut être tenu, bousculé, entraîné ou simplement lâcher prise et se laisser emporter. Et certaines interprétations, certains disques — et certains systèmes — rendent ce lâcher-prise particulièrement facile.
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