08-20-2026, 03:56 PM
Je reviens juste sur cette notion d’émotion et de frisson, parce que je crois qu’on attribue parfois au système quelque chose qu’il ne peut pas produire à lui seul.
Il m’est arrivé plusieurs fois d’écouter exactement le même morceau, sur le même système, dans les mêmes conditions, et de ne pas retrouver le frisson que j’avais ressenti lors de l’écoute précédente. Pourtant rien n’avait changé dans la restitution : les cordes pouvaient toujours me paraître aussi justes, les timbres aussi naturels, et l’ensemble continuer à « transpirer d’authenticité » et d’humanité. Ce qui avait changé, c’était simplement moi, ma disponibilité à cet instant.
Je crois donc qu’il y a une part de l’émotion qui reste indépendante de l’équation système/pièce. Un système peut énormément faciliter le lâcher-prise — ou au contraire lui mettre des obstacles — mais il ne peut pas le déclencher sur commande.
Et finalement, dans mon cas, les moments les plus forts sont peut-être ceux où « voir » et « vivre » la musique se rejoignent. Il m’arrive d’écouter les yeux fermés avec une image mentale très présente des interprètes, de l’espace, du geste ; d’autres fois cette image disparaît complètement et je suis simplement happée. Mais lorsque cette sensation de réalité et l’abandon à la musique arrivent ensemble, c’est souvent là que naît l’émotion.
C’est peut-être pour cela aussi que le frisson me paraît être un drôle de critère pour juger une enceinte : elle peut créer un terrain extraordinairement favorable, mais il reste toujours, au bout de la chaîne, un maillon impossible à changer… celui qui écoute.
Il m’est arrivé plusieurs fois d’écouter exactement le même morceau, sur le même système, dans les mêmes conditions, et de ne pas retrouver le frisson que j’avais ressenti lors de l’écoute précédente. Pourtant rien n’avait changé dans la restitution : les cordes pouvaient toujours me paraître aussi justes, les timbres aussi naturels, et l’ensemble continuer à « transpirer d’authenticité » et d’humanité. Ce qui avait changé, c’était simplement moi, ma disponibilité à cet instant.
Je crois donc qu’il y a une part de l’émotion qui reste indépendante de l’équation système/pièce. Un système peut énormément faciliter le lâcher-prise — ou au contraire lui mettre des obstacles — mais il ne peut pas le déclencher sur commande.
Et finalement, dans mon cas, les moments les plus forts sont peut-être ceux où « voir » et « vivre » la musique se rejoignent. Il m’arrive d’écouter les yeux fermés avec une image mentale très présente des interprètes, de l’espace, du geste ; d’autres fois cette image disparaît complètement et je suis simplement happée. Mais lorsque cette sensation de réalité et l’abandon à la musique arrivent ensemble, c’est souvent là que naît l’émotion.
C’est peut-être pour cela aussi que le frisson me paraît être un drôle de critère pour juger une enceinte : elle peut créer un terrain extraordinairement favorable, mais il reste toujours, au bout de la chaîne, un maillon impossible à changer… celui qui écoute.
Living Voice IBX-RW4 ~ Ear Yoshino V12 ~ Lampizator Golden Atlantic ~ Audio Analogue AA Drive ~ Auralic Aries G2.1 & Purist Audio
No Annihilation Allowed

