[RELEVÉS EXPÉRIMENTAUX V6] L'impact du traitement passif à électronique constante (LAiV NOS / PSI Audio)
Bonjour à toutes et à tous,
En attendant de pouvoir finaliser mon chantier de menuiserie définitif, je vous propose un point d'étape métrologique intermédiaire sous forme de "crash-test" acoustique. L'objectif est de valider par des relevés la trajectoire de mon projet avant d'attaquer la fabrication des modules lourds.
1. Protocole et méthodologie : Une constante électronique absolue
Pour que ces mesures soient rigoureusement comparables, l'intégralité de la chaîne matérielle est restée strictement identique et inchangée entre les trois relevés. Aucun DSP ni aucune correction numérique n'interviennent. Le signal est 100 % analogique dès la sortie des résistances du DAC :
2. Description des 3 configurations acoustiques testées
J'ai superposé les trois relevés SPL (bruts et lissés en mode Psychoacoustique sous REW) qui documentent ma progression :
Courbe ROUGE : L'état "À Nu"
Les deux armoires latérales et symétriques de la pièce (avec le passage ouvert vers le hall entre deux) sont totalement à nu. Le bois rigide et verni se comporte comme un miroir spéculaire.
Résultat :
C'est l'anarchie acoustique. Le filtrage en peigne est massif, le haut du spectre subit un hachage permanent et d'importantes annulations destructives apparaissent dans le bas-médium.
Courbe JAUNE : Les cloisons 60mm seules
Mise en place de 2x3 panneaux de cloison de bureau installés en "Z" de chaque côté, formant un début de structure enveloppante autour du point d'écoute.
Résultat :
Le niveau global remonte et se stabilise. La géométrie en Z commence à casser les réflexions directes les plus agressives et à homogénéiser le médium.
Courbe VERTE : Le "triangle de fortune" (cloison + Housses)
Installation d'une housse (80 mm remplie de laine de roche haute densité à 100 kg/m³) sur les murs latéraux, dans le prolongement des boiseries. Deux housses côte à côte recouvrent totalement les deux faces des boiseries arrières (toutes les housses sont placées derrière les cloisons). En utilisant la housse de l'embrasure, j'ai formé un triangle équilatéral fermé avec un panneau de la paroi 60mm.
Résultat :
C'est la configuration supérieure. Au-delà de 200 Hz, la courbe se tend pour devenir quasi rectiligne (+/- 5 dB). Les voix et les timbres gagnent une clarté immédiate.
![[Image: Capture-d-cran-du-2026-07-20-19-37-03.png]](https://i.ibb.co/1JzDmn5P/Capture-d-cran-du-2026-07-20-19-37-03.png)
![[Image: Capture-d-cran-du-2026-07-20-19-37-17.png]](https://i.ibb.co/JwXfvBbT/Capture-d-cran-du-2026-07-20-19-37-17.png)
3. Conclusion : Le cas spécifique de PSI Audio vs le DSP
On pourrait être tenté de corriger les accidents restants (notamment sous 100 Hz) via une égalisation numérique (DSP). Si cette solution « simplifiée » fonctionne sur des enceintes classiques, elle brise le cœur technologique de PSI Audio pour deux raisons fondamentales :
Un égaliseur numérique (qu'il soit à phase minimale ou à phase linéaire) introduit inévitablement de la rotation de phase ou du pré-écho (pre-ringing). Appliquer un DSP sur une PSI Audio revient à casser mécaniquement l'alignement temporel analogique parfait calculé par le constructeur.
Si votre pièce présente une résonance à 42 Hz (comme c'est le cas ici), l'énergie s'accumule dans l'air de la pièce et y stagne pendant des centaines de millisecondes. Un DSP va simplement baisser le volume du signal envoyé à l'enceinte à 42 Hz.
Le micro de mesure verra une courbe plus droite, mais le traînage acoustique dans la pièce reste identique : la pièce continue de résonner.
Le DSP triche sur le volume, mais ne résout jamais le problème temporel.
La solution intègre :
Puisque le couple LAiV uDAC (mode NOS) et PSI Audio (analogique / CPR / AOI) délivre un signal temporellement parfait, la seule manière de ne pas le polluer est de traiter l'environnement.
C'est pourquoi je cherche à capitaliser au maximum sur les limites physiques de ma pièce. Les 530 litres de laine de roche de mon projet ne modifient pas le signal électrique ; ils absorbent physiquement l'énergie acoustique accumulée dans la pièce pour permettre aux technologies AOI et CPR de s'exprimer sans entrave environnementale.
Je reste convaincu qu'une pièce à l’acoustique maîtrisée passivement aura toujours infiniment plus à offrir qu’un système corrigé par DSP, car l'égalisation numérique ne fait que masquer les symptômes électriques sans jamais résoudre les pathologies physiques du lieu.
C'est ce constat métrologique et cette philosophie qui commandent mon orientation vers le système définitif :
4. Échanges avec la communauté
Je sollicite vos avis, critiques et suggestions sur cette approche géométrique 100% passive et DIY ! Que pensez-vous de la transition observée entre ces trois étapes ?
Parce que naviguer à l'aveugle est toujours compliqué, je compte continuer à m'appuyer, pas à pas, sur la métrologie.
Dans la limite de mon temps et de mes configurations logicielles, je vous propose de réaliser des relevés spécifiques sous REW si certains d'entre vous ont des demandes particulières ou des points précis à documenter (sur la cascade, le RT60, la phase ou d'autres overlays). Dites-moi ce qui vous intéresse !
Au plaisir de lire vos retours et d'échanger avec vous,
Cordialement,
Alain
Bonjour à toutes et à tous,
En attendant de pouvoir finaliser mon chantier de menuiserie définitif, je vous propose un point d'étape métrologique intermédiaire sous forme de "crash-test" acoustique. L'objectif est de valider par des relevés la trajectoire de mon projet avant d'attaquer la fabrication des modules lourds.
1. Protocole et méthodologie : Une constante électronique absolue
Pour que ces mesures soient rigoureusement comparables, l'intégralité de la chaîne matérielle est restée strictement identique et inchangée entre les trois relevés. Aucun DSP ni aucune correction numérique n'interviennent. Le signal est 100 % analogique dès la sortie des résistances du DAC :
- Transport / Source : PC Ubuntu 26.04 (Architecture Slices V6) → Liaison PCIe synchrone brute via Pink Faun I²S Bridge (MCLK sur OFF).
- Alimentation : Ligne linéaire Ian Canada LinearPi Pro + double bloc de supercondensateurs UcConditioner (5V).
- Conversion : Laiv Harmony uDAC exploité exclusivement en mode NOS (Non-OverSampling) R2R.
- Diffusion : Moniteurs actifs analogiques PSI Audio A23-M (technologies CPR et AOI natives).
- Distance d'écoute : Champ proche à 1,60 m.
2. Description des 3 configurations acoustiques testées
J'ai superposé les trois relevés SPL (bruts et lissés en mode Psychoacoustique sous REW) qui documentent ma progression :
Courbe ROUGE : L'état "À Nu"
Les deux armoires latérales et symétriques de la pièce (avec le passage ouvert vers le hall entre deux) sont totalement à nu. Le bois rigide et verni se comporte comme un miroir spéculaire.
Résultat :
C'est l'anarchie acoustique. Le filtrage en peigne est massif, le haut du spectre subit un hachage permanent et d'importantes annulations destructives apparaissent dans le bas-médium.
Courbe JAUNE : Les cloisons 60mm seules
Mise en place de 2x3 panneaux de cloison de bureau installés en "Z" de chaque côté, formant un début de structure enveloppante autour du point d'écoute.
Résultat :
Le niveau global remonte et se stabilise. La géométrie en Z commence à casser les réflexions directes les plus agressives et à homogénéiser le médium.
Courbe VERTE : Le "triangle de fortune" (cloison + Housses)
Installation d'une housse (80 mm remplie de laine de roche haute densité à 100 kg/m³) sur les murs latéraux, dans le prolongement des boiseries. Deux housses côte à côte recouvrent totalement les deux faces des boiseries arrières (toutes les housses sont placées derrière les cloisons). En utilisant la housse de l'embrasure, j'ai formé un triangle équilatéral fermé avec un panneau de la paroi 60mm.
Résultat :
C'est la configuration supérieure. Au-delà de 200 Hz, la courbe se tend pour devenir quasi rectiligne (+/- 5 dB). Les voix et les timbres gagnent une clarté immédiate.
![[Image: Capture-d-cran-du-2026-07-20-19-37-03.png]](https://i.ibb.co/1JzDmn5P/Capture-d-cran-du-2026-07-20-19-37-03.png)
![[Image: Capture-d-cran-du-2026-07-20-19-37-17.png]](https://i.ibb.co/JwXfvBbT/Capture-d-cran-du-2026-07-20-19-37-17.png)
3. Conclusion : Le cas spécifique de PSI Audio vs le DSP
On pourrait être tenté de corriger les accidents restants (notamment sous 100 Hz) via une égalisation numérique (DSP). Si cette solution « simplifiée » fonctionne sur des enceintes classiques, elle brise le cœur technologique de PSI Audio pour deux raisons fondamentales :
- La destruction de l'alignement de phase natif (technologie CPR) :
Les ingénieurs d'Yverdon-les-Bains intègrent le circuit analogique CPR (Compensated Phase Response) qui aligne la phase de manière parfaite (< 0,6 ms) sur tout le spectre. C'est ce qui donne cette image stéréophonique tridimensionnelle et cette focalisation ultra-précise.
Un égaliseur numérique (qu'il soit à phase minimale ou à phase linéaire) introduit inévitablement de la rotation de phase ou du pré-écho (pre-ringing). Appliquer un DSP sur une PSI Audio revient à casser mécaniquement l'alignement temporel analogique parfait calculé par le constructeur.
- L'aveuglement face au traînage temporel (technologie AOI) :
Le système AOI (Active Impedance Output) de PSI ajuste en temps réel l'amortissement de la membrane du haut-parleur en fonction de la pression de l'air, pour éviter que le haut-parleur ne continue à vibrer après l'impulsion.
Si votre pièce présente une résonance à 42 Hz (comme c'est le cas ici), l'énergie s'accumule dans l'air de la pièce et y stagne pendant des centaines de millisecondes. Un DSP va simplement baisser le volume du signal envoyé à l'enceinte à 42 Hz.
Le micro de mesure verra une courbe plus droite, mais le traînage acoustique dans la pièce reste identique : la pièce continue de résonner.
Le DSP triche sur le volume, mais ne résout jamais le problème temporel.
La solution intègre :
Puisque le couple LAiV uDAC (mode NOS) et PSI Audio (analogique / CPR / AOI) délivre un signal temporellement parfait, la seule manière de ne pas le polluer est de traiter l'environnement.
C'est pourquoi je cherche à capitaliser au maximum sur les limites physiques de ma pièce. Les 530 litres de laine de roche de mon projet ne modifient pas le signal électrique ; ils absorbent physiquement l'énergie acoustique accumulée dans la pièce pour permettre aux technologies AOI et CPR de s'exprimer sans entrave environnementale.
Je reste convaincu qu'une pièce à l’acoustique maîtrisée passivement aura toujours infiniment plus à offrir qu’un système corrigé par DSP, car l'égalisation numérique ne fait que masquer les symptômes électriques sans jamais résoudre les pathologies physiques du lieu.
C'est ce constat métrologique et cette philosophie qui commandent mon orientation vers le système définitif :
- Le cubage lourd (2 x 530L) :
Passer à des super-pièges à basse trapézoïdaux massifs en OSB dans les angles arrières pour absorber, au mieux, l'extrême-grave sous 60 Hz. Conformément aux principes de mon guide technique, le choix d'un absorbant poreux (laine de roche à densité moyenne de 50 kg/m³) est un arbitrage conscient. Travaillant sur la vitesse de l'onde plutôt que sur la pression, il ne remplace pas un piège accordé à membrane, mais il offre le meilleur compromis d'atténuation large bande sans la complexité d'un résonateur mécanique ciblé.
- Le plénum en biseau :
Un vide d'air progressif (50 à 108 mm) pour casser le parallélisme et guider l'onde vers la zone de décompression.
- Le lattage composite (Aeco) croisé :
Remplacer le tissu poreux nu par des lattes de bois horizontales/verticales pour réinjecter de la diffusion géométrique et de la brillance, afin de garder une pièce vivante au quotidien sans sur-amortir l'aigu.
4. Échanges avec la communauté
Je sollicite vos avis, critiques et suggestions sur cette approche géométrique 100% passive et DIY ! Que pensez-vous de la transition observée entre ces trois étapes ?
Parce que naviguer à l'aveugle est toujours compliqué, je compte continuer à m'appuyer, pas à pas, sur la métrologie.
Dans la limite de mon temps et de mes configurations logicielles, je vous propose de réaliser des relevés spécifiques sous REW si certains d'entre vous ont des demandes particulières ou des points précis à documenter (sur la cascade, le RT60, la phase ou d'autres overlays). Dites-moi ce qui vous intéresse !
Au plaisir de lire vos retours et d'échanger avec vous,
Cordialement,
Alain
« Un profil studio neutre en champ proche, pour une immersion artistique originelle »
Acoustique : Mobilier & traitement acoustique passif 100% DIY
Source/Transport : PC Debian temps réel • (scripts déterministes) Slices/Cgroups • Pink Faun I²S
Alim/Filtre : Alim. linéaire & supercondensateurs Ian Canada + Ferrum Hypsos
Dac/Préamp : Ferrum Wandla GS Ed. II + Ferrum Oor
Moniteurs : PSI Audio A23-M (Tri-amp active analogique, CPR & AOI)
Acoustique : Mobilier & traitement acoustique passif 100% DIY
Source/Transport : PC Debian temps réel • (scripts déterministes) Slices/Cgroups • Pink Faun I²S
Alim/Filtre : Alim. linéaire & supercondensateurs Ian Canada + Ferrum Hypsos
Dac/Préamp : Ferrum Wandla GS Ed. II + Ferrum Oor
Moniteurs : PSI Audio A23-M (Tri-amp active analogique, CPR & AOI)
