Je me suis demandé pourquoi, moi qui ai si souvent du mal à réfréner mes enthousiasmes j’ai tant attendu pour parler de la réception de mes Zelda à la maison à la fin du mois de janvier ? Je pourrais invoquer pas mal de raisons, le fait que j’ai été particulièrement occupé ces dernières semaines, que le peu de temps disponible pour la hi-fi je l’ai passé à écouter de la musique, à en faire aussi parce qu’en écoutant un disque de Kenny Burrel j’ai eu envie de reprendre ma guitare mais je crois que si j’ai attendu c’est aussi parce que je savais que ce serait difficile de faire un cr sur celles qui seront sans doute mes dernières enceintes.
En fait j'ai le sentiment d'être arrivé au bout du chemin, au bout de ma quête hi-fi.
Un chemin de 30 ans ça donne un peu le vertige.
C’est à la fois très joyeux et très désarmant.
Pour ceux qui n'auraient pas suivi mon parcours, il y a 10 ans j’avais eu un choc en écoutant une paire de Lemda d Emmanuel Boutry dont la magie m’a obsédé longtemps.J’ai eu pendant 5 ans à la maison une paire de l5 en prêt qui m’ont enchanté et que j’ai amenée je crois très loin. Avant j’avais eu pendant 15 ans des Mulidine de toutes sortes jusqu’au modèle spécial du fondateur de Mulidine.
J’ai toujours aimé dans tous les domaines aller au bout de mes quêtes et j'ai toujours su assez vite ce qui me plaît .
Je suis aussi impulsif que patient quand je sais que quelque chose en vaut la peine.
Quel plaisir cela a été pour moi de suivre la création de la gamme EBM à partir des Lemda, L5, L5 EX, puis XL puis les Zelda.
Je suis content d'avoir su attendre.
J'étais parti en Bretagne pour rejoindre Emmanuel pour la phase de finalisation des enceintes à la fin de l'année dernière, avant le salon d'Aix en Provence .
A vrai dire on a eu une première impression prometteuse quand on a écouté le prototype dans l'atelier ebm et puis quand on les a transportées dans l'auditorium, face à une paire de XL affutées on a mesuré le travail qu'il restait mais quelque chose de la singularité des Zelda s'est manifesté d'emblée.
Aujourd’hui j’ai l’impression d’être comme un enfant gâté, les Zelda combinent toutes les qualités des modèles EBM:
la spontanéité charmeuse des L5, le surcroît de sculpture qu’apportent les ex et les XL et la magie des Lemda qui tient aussi à cette capacité d’une grande enceinte à « pousser » plus d’air, à donner davantage d’ampleur dès le bas volume du fait de leur présence physique, de leur poids.
Cette somme fait des ZELDA une pure machine à plaisirs.
Un mot quand même sur l’objet néo rétro qui dans la finition spéciale que j’ai demandée à Emmanuel se présente chez moi comme un meuble atypique d’un autre siècle.On ne voit pas de haut parleurs mais un tissu texturé aux reflets dorés qui ressemble selon les jeux de lumière à du bois, du cuir plissé, une tapisserie étrange un peu fantastique.Les lignes évoquent un building des années 20; un monde d’avant la chute, la version décomplexée et phallique d’un capitalisme qui n’avait pas encore tout dit de ses limites, une érection d’avant la crise de 1929 suspendue dans une parenthèse ouatée, une Amérique qui faisait encore rêver.
Ce pourrait être lourd mais ça ne l’est pas du tout parce que tout est savamment proportionné, les enceintes sont grandes mais peu profondes et les Zelda dans cette version spéciale "Gatsby le magnifique" ont quelque chose de Glamour et d’intemporel, quelque chose d’artistique absolument à côté des codes habituels de la hifi.
Je les aime ces Zelda .
Comme tout commentateur j’ai tellement abusé de tous les mots pour décrire mes émotions face aux ebm que j’appréhendais un énième cr. Je vais donc essayer de faire court je n’ai pas envie de me fixer d’objectif d’exhaustivité, ni de m'organiser parce que l'enthousiasme me pousse à circonvoluer au sens étymologique, -décrire un cercle autour de son objet- pour essayer d'en dire quelque chose de vrai,
et tant pis après tout si je me répète, on passe tous nos vies à ça
J’adorais les Lemda pour leur capacité à sculpter la matière, à reproduire en 3D non seulement la chair de l’interprète mais comme l’épaisseur de l’air qui entourait les notes, matérialisait une salle de concert, la taille d un studio, l’espace qui sépare une bouche d’un micro, les micro harmoniques lorsque la main d’un guitariste se déplace sur le manche d’une guitare folk, la sensation de voir le bois du manche tout autant que de l’entendre, toute cette sensualité synesthésique hyper affective qui passe mine de rien par une foule de micro informations. Cette somme qui permet de croire à ce que l’on écoute. Je retrouve tout cela avec les Zelda et ça donne le sentiment immédiat d’écouter une grande enceinte comme on boit parfois un très grand vin et qu’on le sait très vite.
Cette magie, là que le moindre effet de masque induit par un grave mal maitrisé ou une acoustique trop réverbérante peut amoindrir, toutes les enceintes que j’ai écoutées jusqu’à présent ne m’en semblent pas capables.
Avec les Zelda on sent qu’on peut aller chercher loin, le message est dense.
Pour résumer, ces Zelda ont la même magie désarmante que les lemda mais avec une plus grande capacité à gérer les messages complexes, à distribuer dans l’espace en aérant la scène à focaliser des interprètes nombreux. Les grands ensembles d'orchestre ne lui font pas peur non plus que le spectaculaire attendu des Pink Floyd ou de Billie Eilish mais les Zelda font toujours redécouvrir ces morceaux en les dépliant comme des secrets jusqu'alors trop bien gardés, les enfants qui chantent dans les choeurs de the wall... on a la chorale indignée, le morceau devient presque un opéra Rock.La dramaturgie s'exprime, se déploie tout au long du morceau et pas seulement de manière idiote en attendant la fameuse arrivée de l'hélico !-Qu'est ce que j'en ai à faire du gros hélico s'il n'est pas au service de la narration nom de dieu ! ??
Le poncif des salons hifi, le Little Wing par Stevie Ray que j'ai écouté pourtant sur des systèmes très très chers je le découvre là dans un raffinement et des modulations qui feraient passer certaines mises en oeuvre hors de prix pour vulgaires.Je crois que ce n'est pas qu'une question de somme de détails, parce que finalement des enceintes résolutives il y en a quelques unes, c'est plutôt une question de cohérence, de fusion des registres qui fait qu'on écoute un guitariste qui joue et pas un raccordement de "grave qui tape, d'aigus qui montent" etc toutes ces questions de hifiste qu'on ne se pose jamais en concert. On découvre et on suit les intentions de Stevie Ray Vaughan. On se souvient de la raison pour laquelle c'est un grand guitariste.
Les Zelda sont en fait des enceintes très raffinées.
Je sais d'ailleurs que je devrais m'arrêter là :
Répéter cette phrase :
Les Zelda sont en fait des enceintes très raffinées.
Parce que pour prendre la mesure d'un raffinement il faut prendre le temps d'écouter.
Sur le plan technique l’enjeu était toujours de ne pas filtrer le 21 à excitation pour conserver sa fougue, sa liberté tout en le linéarisant pour ne pas retrouver les défauts possibles d’un large bande c’est à dire pour résumer grossièrement de potentielles acidités du haut médium sur les attaques .
Et c’est là notamment qu’Emmanuel Boutry se distingue dans son approche car il cherche très longuement des solutions de « filtrage » mécaniques.
Très longuement.
Et je pense que c’est le résultat de ce travail inlassable que j’entends sur les Zelda, la grande enceinte d'un concepteur qui est allé au bout de sa logique,
une restitution naturelle jamais agressive, un équilibre que je n’arrive pas à prendre en défaut,
une simplicité enthousiaste dans la restitution qui donne envie de ne jamais arrêter la musique.
Si j’écoute sur son dernier live la voix d’Alain Souchon que je connais si bien , je suis encore surpris au détour d’une inflexion de voix quand il dit une phrase qui me plaît parce que cette inflexion de voix dans la réalité possède des variations infimes qui trahissent sa fragilité, ses 80 ans, sa vulnérabilité, c'est cette vérité qui s'impose, c'est ça qui m'attrape même quand je les écoute de loin depuis ma cuisine.
Si j’écoute la route d’Arthur h ou Don’t ever let nobody drag your spirit down d’Eric Bibb je frémis sur mon canap du début à la fin du morceau tant le système permet d’être saisi par la montée dramatique.
J’ai écouté hier tout un vieil album de Clara Haskil, l’enregistrement n’était pas d’une qualité hifi exceptionnelle,
- je m’en suis foutu complètement tant j’écoutais ce qu’elle racontait. J’étais captivé.
Voilà c’est ça pour moi les Zelda, des enceintes vivantes qui me focalisent sur ce que raconte l’interprète, des enceintes qui deviennent des professeurs, qui me font mieux comprendre pourquoi tel interprète est génial ou au contraire me font réaliser que tel morceau que j’aimais est finalement moins riche et intéressant qu’un autre .
Les Zelda ne me poussent pas à consommer, à comparer.
Ce qui est bien quand même quand on arrive au bout d'un chemin en hifi c'est qu'il reste toute la place pour la musique.
S'il y a des curieux qui veulent passer, il suffit de m'envoyer un message
![[Image: IMG-6703.jpg]](https://i.postimg.cc/SRr9gwQF/IMG-6703.jpg)
et une petite video rapide pour donner une idée
https://www.youtube.com/shorts/2ky-CneQ2jE
En fait j'ai le sentiment d'être arrivé au bout du chemin, au bout de ma quête hi-fi.
Un chemin de 30 ans ça donne un peu le vertige.
C’est à la fois très joyeux et très désarmant.
Pour ceux qui n'auraient pas suivi mon parcours, il y a 10 ans j’avais eu un choc en écoutant une paire de Lemda d Emmanuel Boutry dont la magie m’a obsédé longtemps.J’ai eu pendant 5 ans à la maison une paire de l5 en prêt qui m’ont enchanté et que j’ai amenée je crois très loin. Avant j’avais eu pendant 15 ans des Mulidine de toutes sortes jusqu’au modèle spécial du fondateur de Mulidine.
J’ai toujours aimé dans tous les domaines aller au bout de mes quêtes et j'ai toujours su assez vite ce qui me plaît .
Je suis aussi impulsif que patient quand je sais que quelque chose en vaut la peine.
Quel plaisir cela a été pour moi de suivre la création de la gamme EBM à partir des Lemda, L5, L5 EX, puis XL puis les Zelda.
Je suis content d'avoir su attendre.
J'étais parti en Bretagne pour rejoindre Emmanuel pour la phase de finalisation des enceintes à la fin de l'année dernière, avant le salon d'Aix en Provence .
A vrai dire on a eu une première impression prometteuse quand on a écouté le prototype dans l'atelier ebm et puis quand on les a transportées dans l'auditorium, face à une paire de XL affutées on a mesuré le travail qu'il restait mais quelque chose de la singularité des Zelda s'est manifesté d'emblée.
Aujourd’hui j’ai l’impression d’être comme un enfant gâté, les Zelda combinent toutes les qualités des modèles EBM:
la spontanéité charmeuse des L5, le surcroît de sculpture qu’apportent les ex et les XL et la magie des Lemda qui tient aussi à cette capacité d’une grande enceinte à « pousser » plus d’air, à donner davantage d’ampleur dès le bas volume du fait de leur présence physique, de leur poids.
Cette somme fait des ZELDA une pure machine à plaisirs.
Un mot quand même sur l’objet néo rétro qui dans la finition spéciale que j’ai demandée à Emmanuel se présente chez moi comme un meuble atypique d’un autre siècle.On ne voit pas de haut parleurs mais un tissu texturé aux reflets dorés qui ressemble selon les jeux de lumière à du bois, du cuir plissé, une tapisserie étrange un peu fantastique.Les lignes évoquent un building des années 20; un monde d’avant la chute, la version décomplexée et phallique d’un capitalisme qui n’avait pas encore tout dit de ses limites, une érection d’avant la crise de 1929 suspendue dans une parenthèse ouatée, une Amérique qui faisait encore rêver.
Ce pourrait être lourd mais ça ne l’est pas du tout parce que tout est savamment proportionné, les enceintes sont grandes mais peu profondes et les Zelda dans cette version spéciale "Gatsby le magnifique" ont quelque chose de Glamour et d’intemporel, quelque chose d’artistique absolument à côté des codes habituels de la hifi.
Je les aime ces Zelda .
Comme tout commentateur j’ai tellement abusé de tous les mots pour décrire mes émotions face aux ebm que j’appréhendais un énième cr. Je vais donc essayer de faire court je n’ai pas envie de me fixer d’objectif d’exhaustivité, ni de m'organiser parce que l'enthousiasme me pousse à circonvoluer au sens étymologique, -décrire un cercle autour de son objet- pour essayer d'en dire quelque chose de vrai,
et tant pis après tout si je me répète, on passe tous nos vies à ça

J’adorais les Lemda pour leur capacité à sculpter la matière, à reproduire en 3D non seulement la chair de l’interprète mais comme l’épaisseur de l’air qui entourait les notes, matérialisait une salle de concert, la taille d un studio, l’espace qui sépare une bouche d’un micro, les micro harmoniques lorsque la main d’un guitariste se déplace sur le manche d’une guitare folk, la sensation de voir le bois du manche tout autant que de l’entendre, toute cette sensualité synesthésique hyper affective qui passe mine de rien par une foule de micro informations. Cette somme qui permet de croire à ce que l’on écoute. Je retrouve tout cela avec les Zelda et ça donne le sentiment immédiat d’écouter une grande enceinte comme on boit parfois un très grand vin et qu’on le sait très vite.
Cette magie, là que le moindre effet de masque induit par un grave mal maitrisé ou une acoustique trop réverbérante peut amoindrir, toutes les enceintes que j’ai écoutées jusqu’à présent ne m’en semblent pas capables.
Avec les Zelda on sent qu’on peut aller chercher loin, le message est dense.
Pour résumer, ces Zelda ont la même magie désarmante que les lemda mais avec une plus grande capacité à gérer les messages complexes, à distribuer dans l’espace en aérant la scène à focaliser des interprètes nombreux. Les grands ensembles d'orchestre ne lui font pas peur non plus que le spectaculaire attendu des Pink Floyd ou de Billie Eilish mais les Zelda font toujours redécouvrir ces morceaux en les dépliant comme des secrets jusqu'alors trop bien gardés, les enfants qui chantent dans les choeurs de the wall... on a la chorale indignée, le morceau devient presque un opéra Rock.La dramaturgie s'exprime, se déploie tout au long du morceau et pas seulement de manière idiote en attendant la fameuse arrivée de l'hélico !-Qu'est ce que j'en ai à faire du gros hélico s'il n'est pas au service de la narration nom de dieu ! ??
Le poncif des salons hifi, le Little Wing par Stevie Ray que j'ai écouté pourtant sur des systèmes très très chers je le découvre là dans un raffinement et des modulations qui feraient passer certaines mises en oeuvre hors de prix pour vulgaires.Je crois que ce n'est pas qu'une question de somme de détails, parce que finalement des enceintes résolutives il y en a quelques unes, c'est plutôt une question de cohérence, de fusion des registres qui fait qu'on écoute un guitariste qui joue et pas un raccordement de "grave qui tape, d'aigus qui montent" etc toutes ces questions de hifiste qu'on ne se pose jamais en concert. On découvre et on suit les intentions de Stevie Ray Vaughan. On se souvient de la raison pour laquelle c'est un grand guitariste.
Les Zelda sont en fait des enceintes très raffinées.
Je sais d'ailleurs que je devrais m'arrêter là :
Répéter cette phrase :
Les Zelda sont en fait des enceintes très raffinées.
Parce que pour prendre la mesure d'un raffinement il faut prendre le temps d'écouter.
Sur le plan technique l’enjeu était toujours de ne pas filtrer le 21 à excitation pour conserver sa fougue, sa liberté tout en le linéarisant pour ne pas retrouver les défauts possibles d’un large bande c’est à dire pour résumer grossièrement de potentielles acidités du haut médium sur les attaques .
Et c’est là notamment qu’Emmanuel Boutry se distingue dans son approche car il cherche très longuement des solutions de « filtrage » mécaniques.
Très longuement.
Et je pense que c’est le résultat de ce travail inlassable que j’entends sur les Zelda, la grande enceinte d'un concepteur qui est allé au bout de sa logique,
une restitution naturelle jamais agressive, un équilibre que je n’arrive pas à prendre en défaut,
une simplicité enthousiaste dans la restitution qui donne envie de ne jamais arrêter la musique.
Si j’écoute sur son dernier live la voix d’Alain Souchon que je connais si bien , je suis encore surpris au détour d’une inflexion de voix quand il dit une phrase qui me plaît parce que cette inflexion de voix dans la réalité possède des variations infimes qui trahissent sa fragilité, ses 80 ans, sa vulnérabilité, c'est cette vérité qui s'impose, c'est ça qui m'attrape même quand je les écoute de loin depuis ma cuisine.
Si j’écoute la route d’Arthur h ou Don’t ever let nobody drag your spirit down d’Eric Bibb je frémis sur mon canap du début à la fin du morceau tant le système permet d’être saisi par la montée dramatique.
J’ai écouté hier tout un vieil album de Clara Haskil, l’enregistrement n’était pas d’une qualité hifi exceptionnelle,
- je m’en suis foutu complètement tant j’écoutais ce qu’elle racontait. J’étais captivé.
Voilà c’est ça pour moi les Zelda, des enceintes vivantes qui me focalisent sur ce que raconte l’interprète, des enceintes qui deviennent des professeurs, qui me font mieux comprendre pourquoi tel interprète est génial ou au contraire me font réaliser que tel morceau que j’aimais est finalement moins riche et intéressant qu’un autre .
Les Zelda ne me poussent pas à consommer, à comparer.
Ce qui est bien quand même quand on arrive au bout d'un chemin en hifi c'est qu'il reste toute la place pour la musique.
S'il y a des curieux qui veulent passer, il suffit de m'envoyer un message

![[Image: IMG-6703.jpg]](https://i.postimg.cc/SRr9gwQF/IMG-6703.jpg)
et une petite video rapide pour donner une idée
https://www.youtube.com/shorts/2ky-CneQ2jE
Enceintes L5 EBM/Blocs Mono Mastersound 845 plus et Préampli Mastersound Spettro PHL7/Audiomat Maestro 4 Référence/Switch Innuos Phoenix NET .
Câbles modulation et HP : "le lien"EBM
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