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Schubert
J'hésite à passer Et exspecto resurrectionem, mais non... quoique, c'est très reposant
Pluie du matin n'arrête pas le sous-marin
Bonsoir

Non, je n’abandonne pas ce fil!

Certains parmi vous savent que je me suis lancé dans un projet assez fou (enfin, pour moi). 

J’en parlerai peut-être sur le fil de mon installation dans quelque temps. 

En attendant, je vous propose de découvrir le pianiste Clifford Curzon, assez méconnu aujourd’hui, dont vous pouvez sans doute écouter « n’importe quoi » sans vous tromper. 

Ici du Schubert  Idea

Le moment musical, délicieux, fin, espiègle, avec lequel débute cette vidéo, je l’ai travaillé il y a 6 mois. Pas de difficulté technique particulière. J’ai pourtant abandonné en disant à Julie: « stop, j’oscille entre le ridicule et le grotesque ». 

Impromptus dont je découvre l'élégante interprétation d'Anne Queffélec, très différente de ma préférée par Brendel. Mais délectable itou.

[Image: la0ismo0jy6ab_600.jpg]
Non-croyant pratiquant
Salut

Bien sûr, j’aimerais bien avoir les connaissances, le toucher et l’intelligence d’Anne Queffelec. 

Mais…

Premier impromptu ut mineur. 

Seconde phrase. 

Schubert a non seulement mis des « points » sur les notes (notes « détachées ») mais sans liaison au dessus comme dans la première phrase, mais il a en plus écrit « stacc » (staccato) ce qui a la même signification que les points sans liaison et est redondant et donc sans aucun doute possible très important. 

[Image: IMG-6560.jpg]

On peut rajouter que les pianos de Schubert étaient beaucoup beaucoup plus « secs » (son qui se termine vite) que les pianos actuels. 

Tout cela m’a rendu très très difficiles ces quelques mesures. 

Il y a aussi le tempo qu’elle a choisi et qui ne me semble pas correspondre à « molto moderato » écrit par Schubert. 

Re-ecoute juste cette phrase par Anne Q. et compare avec:




J’espère que cela n’empêchera personne de poster des interprétations…

Amicalement
Bonjour,

Je viens de recevoir ce cd 
[Image: 1784209414-images-2.jpg]

Jura Margulis, grand pianiste et acousticien au passage, joue sur un Steingraeber mes pianos préférés avec les Bosendorfer.

Steingraeber pour son équilibre tonal ses qualités d harmoniques et leurs richesses, des timbres riches colorés, une large palette de nuancé...puissant sans agressivité... c est fin raffiné et expressif à la fois. De ce fait c est plus "doux" a l écoute plus subtil,

Sur ce CD un MSP Steingraeber D-232. Sa particularité remise au "gout du jour" de la pédale sordino, ( pas la sourdine)elle offre plus de nuances et vient enrichir le jeu. Steingraeber a choisit du feutre sur le marteau, à l époque c était du cuir de Daim.

Je vous laisse vous documenter pourquoi le choix du feutre.

Des extraits de cet album
https://music.apple.com/fr/album/schuber.../870542016

« Il est fort possible que nous assistions à l'une des inventions les plus importantes dans la facture de pianos depuis des décennies. » – BZ
 
« Margulis interprète (Schubert) avec un enthousiasme, une sensibilité et une imagination créative quasi incomparables. » – Fono Forum
 
« Le MSP pourrait bien représenter l'avenir de la fabrication de pianos » – Martha Argerich




Un peu de lecture 
http://www.juramargulis.com/msp/
https://open.qobuz.com/album/uvz9wd0kdicqa
Entier c’est mieux Smile
La hifi est femme. Imparfaite par nature, on la choisit pour ce qu'elle a, pas pour ce qu'elle dit avoir. Mais si on voit ses défauts avant ses qualités, on est pas fait pour en avoir une, mieux vaut se soulager sous la douche, en écoutant la radio.

Playlisthttps://open.qobuz.com/playlist/8796875
Merci Nicoben

J ai écouté avec mon casque AKG 702 et Dac  Nuprime µDSD sur le PC même là du plaisir d écoute encore Merci.
Pour revenir sur la version Queffélec, il m'avait semblé, en effet, que la pianiste prenait quelques libertés par rapport à la manière "classique" (juste ?) d'aborder ces pièces. Je me permettais simplement de la trouver "non dénuée d'intérêt" Wink
Non-croyant pratiquant
Bien sûr Kenobi!!

Relis par quoi j’ai commencé mon post…

Mais tous les musiciens disposent des mêmes partitions, des mêmes manuscrits, des mêmes bios, des mêmes témoignages. 

Ce qu’ils en font est leur décision personnelle en prenant plus ou moins compte tout ça. 

Je vais être honnête. Une fois écoutée cette première harmonisation du thème, j’ai fait stop et j’ai arrêté d’écouter.

@phoebus
Merci 
Je vais lire et écouter. Je ne connais pas ces pianos.
Bonjour

Retour sur Margulis et son MSP. 

C’est un pianiste de très grande classe, d’une immense musicalité et d’une virtuosité époustouflante. J’ai écouté tous ses disques.

Le second Klaviedtucke D946 de Schubert sur l’album proposé par Phoebus et qui est sur ma « todo list » est une merveille. 

L’historique de la sordino est passionnant et j’ai appris énormément de choses. Je lis avec un œil nouveau les mentions  « senza sordino » comme dans le premier mouvement de la sonate 14 de Beethoven. 

Bon, je ne suis pas prêt à faire faire des trous dans mon B211. 

Je ne suis pas persuadé que des enregistrements rendent vraiment justice à ce type de piano.

Enregistrer du piano est d’une grande complexité. 

Il faut au moins 4 micros. 2 souvent cardioïdes au dessus des cordes pour capter l’aspect percussif et la plénitude harmonique, 1 autre cardioïde en sortie du dièdre formé par la table d’harmonie et le couvercle et 1 plus éloigné, souvent omni directionnel, pour capter le retour de la salle.

Vient ensuite le mix de ces 4 micros…

Suivant les choix de l’ingé son et du pianiste, on peut obtenir ses sensations de nez collé dans les cordes ou d’écouter depuis le bar de l’autre côté de la rue avec tous les intermédiaires possibles. Et j’oublie la plage dynamique accessible par des micros (et la hi-fi) qui ne peut approcher celle d’un piano.

Évidemment si un jour je croise un de ces pianos, il devra supporter mes Schubert  Pasvoir

Merci à Phoebus pour cette double découverte.


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