L'insatisfaction chronique , jusqu'à l'absurde , de l'audiophile , vous et moi , est liée à notre condition d'être humain , seule créature apparemment consciente de sa finitude et , donc , du temps qui fuit et de la vanité de ses efforts , pourtant toujours recommencés .
D'ailleurs , posons nous la question : que deviendront tous ces matériels mirifiques accumulés , ces milliers et milliers de disques , après notre mort .
Qui en voudra ? Nos descendants ? J'en doute . Peu de mélomanes , manque de place en appartement . Notre veuve ? J'en doute , sauf si musicienne et audiophile passionnée .
Où finiront-ils ?
Le sage accepterait l'imperfection . Nous n'en sommes plus capables , sauf , parfois , à la vieillesse .
Malgré tout , l'édification d'un microcosme , d'une bulle de bonheur relatif ( dans la musique vivante ou restituée , l'audiophilie , la pratique d'un instrument ) est , effectivement , une solution palliative à notre portée .
Un rempart efficace mais précaire : nos oreilles ou notre cerveau pourraient nous faire défaut , un jour .
Le sujet posé dans le titre renvoie , en fait , à plusieurs sujets sur les matériels .
Sur les Living Voice , pas d'opinion , n'en ayant jamais écouté .
La comparaison avec des Vivid G 1 ou G 2 ( et des Magico , je crois ) peut surprendre .
La pièce .
Son acoustique , les possibilités qu'elle offre pour écarter , au mieux , les enceintes des murs arrière et latéraux , mais aussi entre elles .
C'est , au vu de ma p'tite expérience d'une cinquantaine d'années, avec de nombreux déménagements et des pièces d'écoute jamais faites sur mesure , le point décisif .
Mes anciennes Tannoy Canterbury 15 SE ont révélé leur important potentiel quand la pièce d'écoute l'a , enfin , permis . Un exemple parmi tant d'autres .
Les enceintes .
On peut se contenter d'une
restitution en réduction , bien travaillée , de haute qualité , et c'est un compromis tout à fait satisfaisant en soi .
C'est ce que de nombreux fabricants proposent , avec des colonnes coûteuses , souvent high tech , logeables car assez étroites et de taille moyenne .
Mais si on souhaite obtenir une
restitution simplement plausible , c'est à dire
relativement réaliste , d'un orchestre symphonique , d'un opéra , d'un grand piano de concert , d'un concert rock , etc
...alors , là , pas de miracle : au minimum 40 m2 + une bonne hauteur sous plafond ( 3,50 m et plus ) + un sol le plus inerte possible + de volumineuses enceintes avec des 38 cms ou des 30 cms , et dans une charge importante .
Et si c'est une belle pièce de vie , on est prié de pousser canapé et fauteuils

...
Plan B : aménager une pièce pour en faire un salon tv et jeux et ne pas se gêner les uns les autres .
De mon point de vue , les objectifs énoncés dans le titre :
Respect de l'intention musicale des timbres , des voix , du développé des attaques , des retombées de notes sont
plus ou moins atteignables ou approchables par les fabricants d'enceintes mettant le réalisme au coeur de leur conception : la musique " grandeur nature " .
Par exemple , à des tarifs non délirants , les plus grosses Tannoy , JBL ( vintage) et Westlake , des grands panneaux électrostatiques , Quad , Acoustat , Sound Lab , certaines ML ...Liste non exhaustive .
Abonné à des concerts à l'Opéra de Rouen , je constate à chaque fois , qu'il reste un bel écart avec la restitution de la musique devant les enceintes : comment en serait-il autrement ?
La source devrait faire l'objet de tous les soins et concentrer plus de dépenses que les électroniques , pré et ampli de puissance .
Très vrai pour la platine vinyle .
Assez vrai pour la lecture des cd et sacd , même si la qualité moyenne des lecteurs et dac a augmenté et s'est homogénéisée par le haut : il faut dépenser beaucoup plus pour espérer gratter un peu d'amélioration vraiment audible .
Un
pré , dans l'idéal , devrait se faire oublier en tant que tel , se contentant d'apporter du gain et de permettre le choix de plusieurs sources . Et disposant d'un bouton de volume conçu avec perfectionnisme , très progressif et avec un grand nombre de pas , voire d'un réglage de gain , global ou par entrées .
Amplis Tubes vs transistors : un excellent montage transistors en Classe A peut égaler un excellent montage à tubes en Classe A . Les deux vont beaucoup chauffer ...En été , pas terrible .
Un montage à tubes
peut être un peu plus chantant et délicat qu' un montage transistors Classe A/ B .
Les questions pratiques sont importantes : tout dépend du rdt des enceintes , si besoin de fortes réserves de puissance et de courant , les transistors gardent souvent l'avantage .
Et sont bien plus fiables et adaptés à des écoutes quotidiennes intensives , comme dans mon cas , sans la nécessité de tout retuber chaque année .
J'aurais tendance à dire que les gros blocs de puissance à transistors ne sont pas forcément au mieux de leur forme sur " le premier watt " et ne donnent toute leur mesure que sur des enceintes de rdt bas à moyen ( 84 à 90 db ) .
Classe D : connais pas, pas d'opinion .
Les câbles ont-ils un son

?
Je passe : j'ai cessé toute recherche et tout changement .