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Version complète : Et quid de la musique symphonique ?
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Haitink dans Mahler surtout avec une intégrale à Amsterdam et une inachevée à Berlin. J'aime beaucoup Haitink. 

Je vois qu'il y a des bruckneriens admirateurs de Wand qui a réalisé une intégrale de premier plan avec Cologne et ses interprétations avec le Philarmonique de Berlin sont vraiment exceptionnelles, prises de son et orchestre superlatifs. Le couronnement d'une conception avec un orchestre enfin digne de son talent.

J'ose citer un chef qui pour ma part donne à l'interprétation brucknerienne une forme très différente sans être définitive pour autant , c'est à dire Sergiu Celibidache avec l'orchestre de Munich, une lenteur extrême qui se situe dans l'esprit du compositeur. Un tout grand chef d'orchestre.
Bonjour Pierre1964

Oui j'ai le Live Bruckner/Mozart à Dresde : un moment de pur Nirvana
As tu fait l'expérience des symphonies 8 et 9 de Bruckner par G Wand à la cathédrale de Bruckner?
Pour moi un sommet de Wand !

Parmi les chefs en exercice, je me réfère à ceux que je peux écouter en concert à Grenoble ou à Lyon
A côté de Krivine (à écouter les yeux fermés tant sa direction parait cassante alors qu'elle fouille la partition pour en faire sortir la poésie, l'exotisme l'urgence sans jamais tomber dans le pathos Ses Brahms!!!) 3 expériences récentes :
Markus Stenz, Mahlerien exceptionnel ..mais pas que pour qui aime explorer les partitions complexes et contemporaines
Le violoniste devenu directeur musical de l'ON Lyon après L Slatkin N Sznep Znaider : une direction capiteuse qui insuffle de l'énergie à revendre à ses musiciens
et le jeune chef associé Ben Glassberg d'une énergie phénoménale en osmose avec celle de l'orchestre.
Alexandre Bloch m'a aussi fait plutôt bonne impression et son orchestre de Lille semble en train de regravir des niveaux de qualité qu'il avait tendance à perdre avec son chef historique.

Pour rester sur les "régionaux", on peut aussi parler des "connexions qui ne passent pas" :
Minkovsky souvent trop rapide et saccadé, (par exemple un massacre dans la grande messe en Ut de Mozart
Un reproche que je fais aussi au pourtant virtuose mais sans âme qu'est Renaud Capuçon qui s'essaye à devenir chef et qui bénéficie d'un orchestre de Lausanne absolument fabuleux.

Merci Pierre pour toutes ces ouvertures, mais là il faut que je trouve Haitink Tchaikovsky sur Qobuz

Thierry

(02-12-2022, 12:35 PM)George a écrit : [ -> ]Haitink dans Mahler surtout avec une intégrale à Amsterdam et une inachevée à Berlin. J'aime beaucoup Haitink. 

Je vois qu'il y a des bruckneriens admirateurs de Wand qui a réalisé une intégrale de premier plan avec Cologne et ses interprétations avec le Philarmonique de Berlin sont vraiment exceptionnelles, prises de son et orchestre superlatifs. Le couronnement d'une conception avec un orchestre enfin digne de son talent.

J'ose citer un chef qui pour ma part donne à l'interprétation brucknerienne une forme très différente sans être définitive pour autant , c'est à dire Sergiu Celibidache avec l'orchestre de Munich, une lenteur extrême qui se situe dans l'esprit du compositeur. Un tout grand chef d'orchestre.

Bonjour George ,
A toi aussi je recommande l'expérience Bruckner Wand à Lubeck : la prise de son en concert est d'un naturel confondant ...avec une réverbération heureusement maitrisée par les géniaux ingés de RCA 
Et cela permet d'écouter Wand dans l'une des 5 (parmi les 9) tempéraments qu'il voulait essayer de donner de la 9ième symphonie, mais qu'il n'a pas eu le temps de réaliser entièrement

Oui Celibidache fait des choix souvent extrêmes (y compris en terme de rapidité même si c'est tellement exceptionnel que je peine à trouver un exemple)
Cela lui réussit assez souvent (tous ses Bruckner, sa Pathétique, on peut aussi aimer son Schéhérazade), mais je m'ennuie souvent avec ses interprétations lentes à l'extrêmes.
Bonjour Tades, George, bonjour à tous,
OUI, Markus Stenz, génial Mahlerien... Son intégrale chez Oehms est pour moi parfaite, on tutoie les sommets dans la 3, qui est à ce jour ma version préférée de cette œuvre. A écouter également, ses merveilleux "Gurrelieder" de Schoenberg chez Hyperion.
Je lui associerais un autre chef allemand du même tonneau : Sebastian Weigle dont l'anthologie R. Strauss avec l'orchestre de l'opera de Fancfort est en tout point remarquable, chez Oehms, toujours.
J'aime bien Krivine, mais je ne peux pas dire qu'il me transporte, les enregistrements qui me viennent à l'esprit sont 2 interprétations de la mer de Debussy, que je trouve très bons, un avec l'ONF et l'autre avec l'orchestre du Luxembourg, de mémoire.
Znaider, déjà entendu en disque, faudra que je réécoute, je dois avoir quelque chose par lui. Bloch, effectivement, fait un travail exceptionnel à Lille.
Pour Minkowski, de répertoire classique ne lui convient pas (à moi non plus, d'ailleurs). Dans le répertoire baroque, plus précisément dans les opéras ou oratorios de Handel il y a de franches réussites, Ariodante, Julio Cesar, La Resurrezione...
Pour ce qui est de Haitink, même si j'aime beaucoup ses enregistrements pour Philips (ses Mahler et Bruckner des 70s, ses 8 et 9 de Bruckner en live de 1989, et son intégrale Mahler avortée de Berlin), je leur préfère toujours les remakes qu'il a fait en Live avec les label des orchestres (CSO, BR, LSO, Concertgebouw). je trouve que ses interprétations se sont bonifiées (ça n'engage que moi !!)
Celibidache à Munich dans Bruckner est une expérience, j'avoue ne pas toujours être dans le mood pour "accrocher". C'est quand même étiré à l’extrême !! En style, je préfère ses Bruckner de Stuttgart des années 70 chez DGG, il y a un peu plus d'urgence... Pour simplifier mon propos et vu que c'est connu de beaucoup, les tempis idoines pour le grand Anton seraient pour moi ceux utilisés par Wand dans son intégrale de Cologne ou E. Jochum de son intégrale DGG.
D'ailleurs je ne suis pas sûr que l'esprit de Bruckner se trouve nécessairement dans la lenteur, CF certaines interprétations des années 50 et 60 faisant autorité. Exemple la Romantique par Klemperer ou la 9 par Andreae, voire Celibidache lui-même plus jeune.
Discutions bien intéressantes en tout cas.
Musicalement,
Pierre
Bonjour à tous,

Je recherche une version du Boléro de Ravel qui respecte au mieux toute la dynamique de l'oeuvre. J'ai écouté ce matin une version de Boulez avec le New York Philharmonic. Pas mal, mais on sent que la dynamique a été un peu compressée.

Merci.
Bonjour Muskar,

Le Bolero, Boulez New York, pas mon truc....
Plusieurs versions dans le désordre...
- Charles Munch / Boston Symphony RCA bien pris pour l'époque  fin des années 50, début 60
- Seiji Ozawa / Boston symphony Le plus dansant des Boleros 1974 DGG
- Riccardo Chailly / Concertgegouw Amsterdam très bien enregistré (un plaisir à suivre avec la partoche !)DECCA fin des 80's
- Armin Jordan / Orchestre de la Suisse Romande 1986 Capté par Pierre Lavoix ; prise de son très rafinée et dynamique. Erato

Si ça peut t'éclairer, ce sont celles qui me viennent à l'esprit de mémoire... On n'oublie pas ses meilleurs souvenirs !
Musicalement,
Pierre
Un aparté rigolo : je me souviens avoir eu à ma première écoute de la version Ozawa l'impression que chaque soliste tour à tour se levait, passer au dessus de ses collègues pour venir faire son solo au premier plan puis repartir à sa place.
Ozawa était en fait complice d'un ingénieur du son qui était un virtuose du potentiomètre !
Je rejoins complètement les idées de Pierre sur la version Boulez. Sa dernière, avec Berlin est mieux enregistrée et Boulez se lâche un peu plus ( lâcher prise tout relatif , parlant de Boulez)
J'ai en mémoire une version de l'orchestre de Monte-Carlo sous la direction de Yaakov Kreizberg qui m'avait énormément plu
Il faudrait à mon avis regarder si James Levine a fait une version car c'était un formidable chef de ballet.
Mais depuis plusieurs années je suis plus Daphnis et Chloé que boléro
Les 8&9 de Bruckner par Wand dans la cathédrale de Lubeck en Allemagne du Nord, sont vraiment dans les meilleures du panel discographique.
Je les écoute régulièrement.
@tades,si tu apprécie ce type d'acoustique, la 5ème de Jochum à Ottobeuren avec le Concertgebouw fait partie de la même cuvée d'exception.
Autre chose, écoutez à volume élevé, le finale de la 4ème de Bruckner par Wand a Berlin... Un tout grand moment. La puissance des cuivres est phénoménale.
(02-12-2022, 06:05 PM)pierre1964 a écrit : [ -> ]- Charles Munch / Boston Symphony RCA bien pris pour l'époque  fin des années 50, début 60
- Seiji Ozawa / Boston symphony Le plus dansant des Boleros 1974 DGG
- Riccardo Chailly / Concertgegouw Amsterdam très bien enregistré (un plaisir à suivre avec la partoche !)DECCA fin des 80's
- Armin Jordan / Orchestre de la Suisse Romande 1986 Capté par Pierre Lavoix ; prise de son très rafinée et dynamique. Erato

Bon, j'ai écouté tout ça. 

Voivi mon classement du moins bon au meilleur.

4 - Charles Munch. Dès le début le son est plus fort que les autres versions. La marge de dynamique est donc moins bonne. Est-ce parce que l'enregistrement est ancien ou est-ce interprété comme ça ? je ne sais pas. En tout cas cette version m'a fatigué les oreilles.

3 - Armin Jordan. Pas mal, mais ça manque d'entrain, ça traîne, un peu comme l'accent Suisse quoi. 

2 - Riccardo Chailly. Bonne dynamique, beau timbres, mais l'orchestre semble loin dans le fond de la salle. J'ai hésité à le mettre en 1er.

1 - Seiji Ozawa - Tout m'a plus. Tant l'interprétation, que la prise de son et quelle dynamique. C'est donc mon préféré.




(02-12-2022, 06:45 PM)tades a écrit : [ -> ]Un aparté rigolo : je me souviens avoir eu à ma première écoute de la version Ozawa l'impression que chaque soliste tour à tour se levait, passer au dessus de ses collègues pour venir faire son solo au premier plan puis repartir à sa place.
Ozawa était en fait complice d'un ingénieur du son qui était un virtuose du potentiomètre !

Exact. Même impression.

(02-12-2022, 06:45 PM)tades a écrit : [ -> ]J'ai en mémoire une version de l'orchestre de Monte-Carlo sous la direction de Yaakov Kreizberg qui m'avait énormément plu
Il faudrait à mon avis regarder si James Levine a fait une version car c'était un formidable chef de ballet.
Mais depuis plusieurs années je suis plus Daphnis et Chloé que boléro

Je regarderai ça demain si je trouve chez Qobuz.

Merci à vous.
Malgré les réserves émises à juste titre sur la prise de son de ce disque d'Ozawa, il reste un de mes chefs de prédilection dans ce répertoire. Toujours de Ravel écoutez son Daphnis et Chloé, le final, donc la 3è Partie se termine sur une "Danse Générale" de folie !!! Et le choeur de Tangelwood, miam miam !
Dans le genre énergique, il a aussi fait un Sacre du printemps avec le symphonique de Chicago dans les années 70 pour RCA qui est franchement une tuerie, avec une prise de son très spectaculaire ce qui ne gâte rien. On a l'impression que les instrumentistes vont au bout des possibilités de leurs instruments, c'est notoire à la fin de la 2è partie entre autre.
Musicalement,
Pierre

+1 pour le finale de la 4 par Wand avec les Berliner, des cuivres à toute épreuve (Et pas que dans le IV)!!!!

Je suis bien plus mitigé au sujet de la 5 à Otteubeuren par Jochum... Il l'a tellement enregistré cette 5è. Il en existe une, chez Tahra, en live avec le Concertgebouw qui est émotionnellement incroyable (Je crois que c'était son dernier concert en décembre 1986). Si vous aimez cette symphonie, cette version est absolument sublime. L'adagio arracherait des larmes à des pierres, la construction du IV est implacable (Et qu'il est compliqué à gérer ce mouvement, avec toutes ces ruptures dynamiques et son "manque" de continuité), c'est une très très grande version que l'on peut retrouver aussi sur l’intégrale que Eugen a partagée avec son frère Georg Ludwig...

Pour ce qui est de Levine, je ne connais pas de Bolero par lui... En revanche, son Daphnis avec Vienne, n'est franchement pas terrible (Le choeur est faux !). Il en a fait une autre version avec Boston et le choeur du festival de Tanglewood chez RCA que je ne connais pas, le choeur sera forcement meilleur. En revanche, comme chef de ballet, je ne vois pas trop. Grand chef de fosse, oui, excellent accompagnateur, oui, très bon symphoniste, ses Sibelius certains de ses Mahler, quelques Brahms, mais pour les ballets, rien de particulier ne me vient à l'esprit. Tades, peux tu me rafraichir la mémoire ?
Pour répondre à notre ami Muskar concernant le Boléro de Ravel et ne connaissant pas le catalogue quobuz ni la qualité du matériel proposé, je te conseille d'écouter un disque philips ancien, c'est-à-dire l'orchestre symphonique de Londres dirigé par Pierre Monteux. En complément, ma mère l'oye et la valse. Un tout grand disque de Ravel interprété par un chef de premier plan. Charles Munch et l'orchestre de Paris devrait également te plaire.
Je suppose que pour Ozawa, c'est avec Boston, j'ai d'ailleurs vu une image du coffret dg sur ce fil. Bien sûr, c'est très attachant, mais on est quand même loin de Monteux pour ne citer que lui. 

Autre chose, je reste tout de même prudent concernant la qualité des fichiers proposés par les maisons de téléchargement genre quobuz ou autres, tu écoutes peut-être des mp3 sans le savoir.

Pour la 5ème de Bruckner par Jochum à Ottobeuren, il est à mon avis préférable d'écouter l'édition 33t originale, les remastering ne sont pas au top.
Même si d'autres ont fait mieux depuis 1964,l'interprétation est d'une grande religiosité.
Les critiques négatives pour cette 5ème sont régulières sur certains forums. J'ai déjà eu droit à ce type de commentaire sur un autre bar. Chacun ses goûts évidemment.
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