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Version complète : Et quid de la musique symphonique ?
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En parlant des symphonies de Beethoven, j'ai écouté la 9ème de Karajan 77 avec José van Dam, qui est à mon avis son meilleur témoignage, dans la foulée une autre pointure dans la direction d'orchestres, Eugen Jochum, dans la 9ème de 1969 au Concertgebouw.
Nous pourrions remonter le temps d'avantage avec Furtwangler à Bayreuth (2lp's) et un bon CD emi. 
C'est ancien mais c'est indémodable ! 

Pour Currentzis et sa Pathétique, la comparaison avec la légende Mravinski est difficile, la version DG enregistrée à Londres est inaccessible tant les russes ont cette musique dans le sang. 
Currentzis en fait beaucoup (trop).
(02-10-2022, 06:02 PM)George a écrit : [ -> ]En parlant des symphonies de Beethoven, j'ai écouté la 9ème de Karajan 77 avec José van Dam, qui est à mon avis son meilleur témoignage, dans la foulée une autre pointure dans la direction d'orchestres, Eugen Jochum, dans la 9ème de 1969 au Concertgebouw.
Nous pourrions remonter le temps d'avantage avec Furtwangler à Bayreuth (2lp's) et un bon CD emi. 
C'est ancien mais c'est indémodable ! 

Pour Currentzis et sa Pathétique, la comparaison avec la légende Mravinski est difficile, la version DG enregistrée à Londres est inaccessible tant les russes ont cette musique dans le sang. 
Currentzis en fait beaucoup (trop).
Il va falloir que je me fasse un annuaire de toutes ces références car cela commence à faire pas mal à découvrir.

Oui Currentzis en fait beaucoup trop, mais dans une certaine mesure cela ne me déplaît pas, à écouter de temps à autre.

Un peu comme les 4 saisons de Vivaldi revissées par Richter.

En tout cas, cela fait du bien de parler musique plutot que produit Smile

Merci
Avec beaucoup de retard, 2 versions exceptionnelles de la Fantastique : LSO C Païta choc d'Harmonie (critique de Harry Halbreich) prise de son par des ingénieurs son de Decca (ceux qui avaient enregistré la Titan de Mahler quand Païta enregistrait pour Decca. Fantastique
Et la version pour Piano de Liszt mon pianiste fétiche Giovanni Bellucci. Quel art de la mélodie quelle lisibilité des lignes... Pour Decca qui a enregistré et soutenu Muraro seulement un ou 2 ans plus tard; Bellucci ayant lui aussi quitté Decca. A découvrir..
Je vais réécouter Currentzis dans la Pathétique, elle ne m'avait pas laissé un souvenir impérissable... Pour la petite Histoire est en partie Russe et a étudié la direction d'orchestre au conservatoire d'état de St Petersbourg... Il est aussi Grec...
Hormis Mravinsky dans ce répertoire, un autre régional réussissait ça très bien : Evgeny Svetlanov. Il existe une fabuleuse intégrale qui fut éditée par Canyon puis reprise par Exton (Japon). Ce sont des concerts donnés à Tokyo de 1990 à 1993 avec l'orchestre de la fédération de Russie : çà n'a rien a voir avec le génial Mravinsky, Svetlanov fait jouer l'orchestre aux limites de ses possibilités, comme si sa vie en dépendait. Les cuivres (impressionnants) sont systématiquement à découvert, la petite harmonie est d'une présence incroyable... Il ne faut pas s'attendre aux sonorités chatoyantes de Vienne, Berlin ou du Concertgebouw, l'orchestre est rauque, violent, les contrastes dynamiques sont exacerbés !
Tout ceci a été en plus réalisé dans des condition techniques sensationnelles. J'ai bien peur, malheureusement, que cette version ne soit bien difficile à trouver, (Peut-être chez Discogs) mais elle vaut vraiment le coup (Curieusement la Pathétique ne fait pas partie des grandes réussites de ce coffret).
Pour ce qui est de la fantastique de Païta, il s'agit bien de la même que celle qu'il a faite pour le label Lodia ? Si c'est bien la même elle a une excellente réputation dans le genre spectaculaire.... Je ne l'ai pas et vais me mettre à sa recherche ...
Musicalement,
Pierre
Bonjour
Oui Lodia est la marque fondée par Alexandre Païta pour commercialiser les enregistrements de son père quand il s'est fâché avec Decca (il avait semble-t-il un caractère de cochon bien latin !)
Sous ce label on trouve le meilleur et le pire au niveau qualité de l'enregistrement (fuir ses Richard Strauss et 4ième de Bruckner qui sont des pirates en mp3 je suppose) alors que d'autres sont merveilleux même si parfois un peu métallisant (ex 1ere de Brahms) 

Pour revenir sur Carlos Païta (grand admirateur de Furtwängler cf la Brahms déjà citée), au côté de sa Fantastique, je porte aux nues 
sa Pathétique (et la frénésie de son 3ième mouvement)
 son Héroïque
 sa 8ième de Bruckner (je l'avais entendue en concert à Lyon au lendemain du décès de Leonard Bernstein, et ai compris pourquoi on entend aussi distinctement les harpes sur l'enregistrement : il les plaçait au premier rang de l'orchestre)
Les versions sont tendues au romantisme exacerbé et sont très bien enregistrées.

Son Requiem de Verdi est magnifique (malgrè un ténor un peu faible) mais l'enregistrement (là aussi Decca à l'époque et commercialisé d'abord sous cette étiquette) n'échappe pas à certaines vrilles quand les choristes féminines donnent toute leur énergie: défaut récurrent des grandes masses chorales mais vu la qualité du reste de la prise de son on regrette qu'il ne l'aie pas mieux maitrisé (ce qu'ils savaient faire cf les enregistrements de Solti).


Pour la Pathétique Currentzis doit l'avoir entendue et en avoir exagéré encore le caractère de manière que je trouve aussi caricaturale

Les Svetlanov que tu évoques sont magnifiques (il y a aussi une symphonie Manfred) mais je me souviens qu'il y a un bruit qui me perturbait jusqu'à ce que je l'identifie comme celui de la climatisation indispensable en session publique. Et comme toi je reviens sans cesse à Mravinsky.

A l'opposé de ces styles Russes et percutants on peut aimer les versions moins spectaculaires mais tout aussi prenantes de F Fricsay (Berlin je crois) et un peu plus récemment G Wand (NDRSO).
Merci de toutes ces informations sur C. Païta qui est un chef que je ne connais pas, pour être franc. J'écouterai néanmoins sa Fantastique, de laquelle tu dis le plus grand bien..
Je viens de réécouter Currentzis dans la Phathétique et, que dire ??? Ben pas grand chose. Les points faibles sont pour moi de bien longs tunnels sans I, le II convenable, pour le III c'est assez spectaculaire et l'orchestre est assez virtuose quant au IV, je ne vois pas où il veut en venir !!!
Il y a effectivement un bruit de fond sur l'intégrale Svetlanov, c'est le ventilateur qu'il fixait à son pupitre... Ce n'est pas la clim.
Wand dans la Pathétique j'ai, je dois réécouter, dans quelques jours, il faudra que je sois rentré en France pour ça. Fricsay et le RIAS de Berlin, je ne pense pas.... Une version non Russe que j'aime beaucoup c'est Mehta avec Los Angeles dans les années 70 pour Decca, c'est extrêmement bien fait...
Je me suis surpris à adorer il y a quelques semaines, l'intégrale qu'a faite Bernard Haitink avec le Concertgebouw (années 70 Philips) : je m’attendais à quelque chose de bien fait, de très bon goût mais peut-être un peu tiède ; quelle n'a pas été ma surprise !!! Un truc engagé comme jamais, tendu, violent, même parfois. Avec la qualité de fini dont Amsterdam est capable c'est vraiment terrible !
Musicalement,
Pierre
Bonjour à tous

Pour Currentzis je l'ai découvert avec la 5eme de Beethoven et j'ai bien aimé le rythme peu commun qu'il lui donnait, je n'ai pas assez de connaissances musicales pour juger de la "vérité" musicale, mais on s'aperçoit que selon les chefs d'orchestre le tempo par exemple varie énormément, la composition même de l'orchestre et des instrumentistes laisse place aussi à différentes perceptions et toutes ces différences sont plutôt sympathiques, enfin j'en classique je suis assez ouvert, à chacun son interprétation, si je n'aime pas je laisse tomber.

Pour cette 5eme, j'aime vraiment tout ce n'est ni ma préférée ni celle que je n'aime le moins, elle correspond a un moment forts et quelques parts plein de rage, enfin plus que dans certaines productions.


Pour la pathétique, je suis d'accord je n'ai pas été au bout, cela ne m'emmenais pas.

A propos de Naïve, Vivaldi Il Furioso Smile
(02-11-2022, 11:34 AM)tades a écrit : [ -> ]Pour revenir sur Carlos Païta (grand admirateur de Furtwängler cf la Brahms déjà citée), 
sa Pathétique (et la frénésie de son 3ième mouvement)
 

... et un peu plus récemment G Wand (NDRSO).


La Pathétique de Païta m'a beaucoup servi pour des démonstrations d'enceintes entre amis. 

Wand est trop souvent considéré comme le représentant attitré de Bruckner. Ses Brahms et ses Beethoven sont à explorer en profondeur.
(02-11-2022, 01:24 PM)pierre1964 a écrit : [ -> ]Il y a effectivement un bruit de fond sur l'intégrale Svetlanov, c'est le ventilateur qu'il fixait à son pupitre... Ce n'est pas la clim.
Wand dans la Pathétique j'ai, je dois réécouter, dans quelques jours, il faudra que je sois rentré en France pour ça. Fricsay et le RIAS de Berlin, je ne pense pas.... Une version non Russe que j'aime beaucoup c'est Mehta avec Los Angeles dans les années 70 pour Decca, c'est extrêmement bien fait...
Je me suis surpris à adorer il y a quelques semaines, l'intégrale qu'a faite Bernard Haitink avec le Concertgebouw (années 70 Philips) : je m’attendais à quelque chose de bien fait, de très bon goût mais peut-être un peu tiède ; quelle n'a pas été ma surprise !!! Un truc engagé comme jamais, tendu, violent, même parfois. Avec la qualité de fini dont Amsterdam est capable c'est vraiment terrible !
Musicalement,
Pierre

Ah oui! le ventilateur !!! Je n'avais pas du tout été penser à celà ! Bravo pour avoir mis la main dessus

Fricsay et RIAS : J'aurais pu la qualifier de manière assez similaire à ce que tu dis de Haitink, la violence en moins, mais de la résignation et de la révolte => je vais me faire un coup de Qobuz pour écouter ce merveilleux orchestre Batave dirigé par un chef qui vaut plus que la probité que tout le monde lui reconnait. (J'ai découvert Bruckner par son truchement et cela m'a donné envie de poursuivre l'exploration !)
Tout à fait d'accord pour Haitink...
Chef extraordinaire s'il en est. Une discographie monstrueuse. En plus d'être un remarquable chef pour tout ce qui est symphonique c'est un grand directeur de fosse, fin musicien, il sait souvent créer un écrin dans lequel les chanteurs font des merveilles...
Ses derniers enregistrements avec le LSO, La radio-diffusion bavaroise, Staadtskapelle Dresden ou Chicago sont exceptionnels. Une 8 de Bruckner couplée avec une 38 de Mozart à Dresde en live, exceptionnelle, tous les Bruckner avec Munich en live toujours, Sa dernière 3 de Mahler ou son fantastique Daphnis et Chloé de Ravel avec Chicago... Avec Munich, à écouter d'urgence , la Création "Die Schöpfung" de Haydn. Ses Symphonies de Beethoven en live avec le LSO sont aussi très réussies. Un chef sans esbroufe, mais surtout pas uniquement probe... Je l'ai vu plusieurs fois et c'était toujours un régal, je me souviens d'un Till Eulenspiegel, fin et plein d'humour avec Dresde....
Pour ce qui est de G. Wand, il fait aussi partie de mes chefs préférés. Je suis absolument Fan de ses Premiers Bruckner avec l'orchestre de la radio de Cologne, les prises de son (en vinyle) sont merveilleuses. Bien que très bons, j'aime moins ses remake (quoi qu'en ait dit la critique) avec la NDR de Hambourg ou les Berliner. Son répertoire reste très classique, de belles intégrales Brahms et une superbe des symphonies de Beethoven. Il existe beaucoup d'enregistrement de radio édités chez Hanssler dans des conditions techniques de première bourre.
Au côté de ces géants, avez vous des chefs encore en exercice qui vous interessent ? Pour ma part j'aime beaucoup Philippe Jordan (au disque, Un Sacre exceptionnel, Un très grand Daphnis, une intégrale très réussie des symphonies de Beethoven, entr'autres). Je suis un admirateur de Paavo Järvi, un vrai gourmand de tout mais qui fait aussi très bien le répertoire classique (Une Fantastique très réussie avec Cinccinati chez Telarc, une superbe intégrale Sibelius avec l'Orchestre de Paris RCA, ses dernier enregistrements avec le NHK de Tokyo, des R. Strauss).Et le 21 siecle sera peut être l'avènement des Cheffes. Il y en a deux que j'écoute avec plaisir : Marin Aslop qui est à Baltimore et Simone Young qui fait une grande carrière en Allemagne et qui commence à diriger un peu partout. Elle a fait, notamment une très intéressante intégrale Bruckner chez Oehm.
Musicalement,
Pierre

(02-11-2022, 03:24 PM)Mousiki a écrit : [ -> ]Bonjour à tous

Pour Currentzis je l'ai découvert avec la 5eme de Beethoven et j'ai bien aimé le rythme peu commun qu'il lui donnait, je n'ai pas assez de connaissances musicales pour juger de la "vérité" musicale, mais on s'aperçoit que selon les chefs d'orchestre le tempo par exemple varie énormément, la composition même de l'orchestre et des instrumentistes laisse place aussi à différentes perceptions et toutes ces différences sont plutôt sympathiques, enfin j'en classique je suis assez ouvert, à chacun son interprétation, si je n'aime pas je laisse tomber.

Pour cette 5eme, j'aime vraiment tout ce n'est ni ma préférée ni celle que je n'aime le moins, elle correspond a un moment forts et quelques parts plein de rage, enfin plus que dans certaines productions.


Pour la pathétique, je suis d'accord je n'ai pas été au bout, cela ne m'emmenais pas.

A propos de Naïve, Vivaldi Il Furioso Smile

Tout l’intérêt de la musique classique...
Chaque chef a sa vision, ce qui implique les tempis, les couleurs orchestrales, qu'ils doivent en plus adapter suivant les salles où ils jouent.
Il y a des modes, aussi... On a, en règle générale, accéléré Beethoven et on a plutôt ralenti Bruckner et pourtant.... Ecoutez la 9 de Bruckner "Torchée" en 51 minutes par Volkmar Andreae en 1953 alors qu'il en faut 68 à Carlo Maria Giulini en 1989 pour faire la sienne, suivant les humeurs, les deux peuvent convenir.
Mais cet exemple montre effectivement à quel point le champ d'investigation est vaste....
Musicalemet, Pierre
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